08.09.2010
DE TERRE D'ISRAEL - SHANA TOVA
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DE RAV A.PITOUN- DEVRE THORA
les événements du calendrier
Divré Torah sur
Rosh Ha-Shana
| Cette Hala’ha est dédiée à | |
| la Refoua Shelema – la guérison complète de : | l’élévation de l’âme de : |
| Ma maman Marcelle Simi Bat Léah ; mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha ; l’enfant Yo’heved Mazal Bat ‘Hassiba (fille de Yéhouda et Eva ALLOUN) ; Its’hak Ben ‘Aïsha ; I’hya Nathan Yossef Aharon Ben Déborah ; Yonathan Yehouda Ben Aviva ; Marc Samuel Ben Rosa Vé-Nessim Hadjadj ; Sarah Bat Miryam ; ‘Haïm Ben Yéhouda ; Avraham Moshé Ben Miriam Tova ; Chmouel Ben Sophie Messaouda ; Jeremy Nissim Réphaël Ben Michelle ; Saadia Bat Sultana ; Tsion Ben Esther ; Yits'hak ben Reina ; Véronique Miryam Bat Fré’ha qui a subit une intervention chirurgicale ; Clémentine Bat Jacqueline ; Michaela Bat Esther Denise ; David Ben Avraham (PARIENTE) ; Batya Bat Mazal Tov (SEMHOUN) ; Leah Yéhoudit Bat ‘Hana ; Yéhouda Na’houm Ben Ya’akov (BENAYOUN) ; Yaacov Ben Myriam ; Tamar Bat Shoshana ; Mr KAIM Leon (Yeouda fils de BEHE SAHEL); Mme KAIM Rose (Rosa fille de Barka CHEMOUL) Qu’elle puisse retrouver la vue. Mr CHEMOUL Emile (Haim fils de Barka CHEMOUL); Mme CHEMOUL Odette (fille de Jida ATLAN) ; Melle CHEMOUL Bernadette (fille de Odette CHEMOUL); Malka Brakha Bat Sarah. Elle est également dédiée à la réussite de mon ami Emmanuel Ben Yossef et Paulette Pnina MIMOUN, pour la yeshoua de Sarah Bat Shoshana ; Jocelyn Eliyahou Ben Fradji ; Jean-Pierre Simon (Maruani) ben Renee Hana ; ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi. Elle est également dédiée à la réussite de mes enfants dans la Torah: Ishoua Its'hak Moshé Shalom Ben Yaël; Malkiel Yaïr Shaoul Fredj Ben Sylvie Mazal Esther; Adina Sarah Bat Sylvie Mazal Esther Elle est aussi dédiée à la santé de la famille ARBIB. | Ora Bat Myriam (Boukobza) ; Georges Yitshak ben Chlomo ; Tsipora Bat Esther ;’Hemissa Bat Sarah ; ‘Haya Myriam Bat Ayala ; Mevora’h Ben Morde’haï (Nakache) ; Messa’ouda Bat Ya’akov (Nakache) ; Ménaché Ben Fortune ; Bahya Bat Roz ; Chlomo Haim Ben Menana ; Clément MAMOU ; Max Fradji FITOUSSI ; Delphine Bat ‘Aïsha ; Esther Bat Miryam (Benadiba) ; Messaouda Bat Esther (Karssenti) ; Ra'hamim Ben Flila MIMOUN ; Ma’hlouf Armand Ben Shemouel TORJMAN ; Schemouel William Ben Makhlouf TORJMAN ; Hadéra Gisèle Bat Rivka Berda ; Ya’akov ‘Haï Ben Cathy Shirel Yakot ; du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou z.ts.l) ; Eliyahou LALOUCH ; Louisa fille de Barka CHEMOUL, les 6 soldats israéliens disparus lors d’un exercice militaire en Roumanie : Avner Goldman (48 ans) ; Daniel Shipenbauer (43 ans) ; Yahel Keshet (33 ans) ; Lior Shai (28 ans) ; Nir Lakrif (25 ans) ; Oren Cohen (24 ans) ; Jean Luc Avraham Ben ‘Hanna (Kalifa) ; Yvonne Johar Bat Ra’hmouna ; Yvonne Goehar bat rahmouna ; Moshé Ben Avraham (Hadjadj) |
| ישלח דברו וירפאם, ובכל אשר יפנו ישכילו ויצליחו | תהיה נפשם צרורה בצרור החיים |
1. Le Shofar
Il est écrit dans Téhilim (89-15) :
« Heureux le peuple qui connaît la sonnerie… »
Le Midrash Rabba commente :
Les nations du monde ne savent-elles pas sonner du Shofar ?!
En réalité, le peuple d’Israël sait surtout apaiser leur Créateur.
Et avec quoi ?
Avec la sonnerie du Shofar, c'est-à-dire le repentir, comme il est dit : « Si le Shofar retentissait dans la ville, le peuple ne tremblerait-il pas ?! » (Amos 3-6)
Question
En quoi le Shofar peut-il avoir la capacité à stimuler le repentir, et à apaiser la rigueur Divine ? Est-il pensable que la seule sonnerie du Shofar, peut atteindre ces objectifs ?
Réponse
Un simple villageois voyagea un jour de son village vers la grande ville.
Il n’était jamais sorti de son village et ne connaissait strictement rien de la vie en ville.
Lorsqu’il arriva, un incendie venait de se déclarer, et les sirènes, les cloches, ainsi que les tambours retentissaient pour donner l’alerte afin que tout le monde se précipite pour éteindre l’incendie.
Le villageois demanda pourquoi on faisait retentir tous ces instruments.
On lui répondit que c’était « pour éteindre l’incendie ».
Le villageois fut émerveillé de cette réponse, et en conclut que les sirènes, les cloches, ainsi que les tambours éteignaient eux même les flammes.
Lorsqu’il retourna dans son village, il voulut épater tous les habitants.
Il fit l’acquisition de toutes sortes d’instruments et alluma volontairement un incendie. Ensuite, il se mit à frapper du tambour, à sonner des cloches…
Les habitants du village accoururent tout affolés, en lui demandant la cause de cet incendie, mais il continua à frapper ses instruments, encore plus fort.
Les habitants lui dirent de se précipiter pour éteindre, mais il n’écoutait pas.
Les habitants du village éteignirent eux-mêmes l’incendie et lui dire :
« Tu n’es qu’un fou ! Le son de tes instruments ne sert pas éteindre le feu, mais uniquement à donner l’alerte afin que l’on vienne l’éteindre !! »
Il en est de même vis-à-vis de la sonnerie du Shofar de Rosh Ha-Shana.
Certaines personnes ne pratiquent strictement rien du judaïsme durant toute l’année, et se rendent à la synagogue le jour de Rosh Ha-Shana en étant persuadées que le son du Shofar va « éteindre » l’incendie de leurs fautes !!
Ces gens ne comprennent pas que le Shofar – de part lui-même – n’a absolument aucune capacité à absoudre les fautes, mais représente seulement le moyen d’attirer notre attention vers une prise de conscience, afin de réaliser un véritable et sincère repentir vers Hashem.
Sans une sérieuse volonté de notre part, à changer totalement notre comportement, la sonnerie du Shofar ne peut strictement rien pour nous !!!
2. A Rosh Ha-Shana, plus d’échéancier !!!
Il est écrit dans Téhilim (89 – 15) :
« La justice et le jugement sont à la base de Ton trône, la bonté et la vérité devancent Ta face. »
Un jour, un homme avait contracté une dette.
Au moment convenu, le créancier vint réclamer son argent.
Le débiteur nia avoir emprunté l’argent, et il déclara au prêteur qu’il ne voyait absolument pas de quoi il voulait parler.
Quelques temps plus tard, le créancier se présenta de nouveau, et avec beaucoup de gentillesse, proposa à son débiteur de ne lui rembourser que la moitié de la dette, et qu’il renonçait au reste.
Le débiteur ne réagit pas.
Le généreux créancier proposa cette fois-ci de ne lui rembourser qu’un tiers de la dette, et n’obtint pas plus de réaction de la part du débiteur.
Alors le créancier menaça cette fois-ci d’employer des moyens juridiques pour se faire rembourser son argent.
Quelques temps plus tard, le tribunal convoqua le débiteur pour un procès qui lui était intenté par son créancier pour refus de remboursement de dette.
Après de longs débats, le tribunal se retira pour délibérer.
A ce moment précis, le débiteur - voyant qu’il n’avait aucune chance de gagner le procès puisque son créancier avait fournie des preuves et des témoignages irréfutables sur la dette contractée – s’approcha du créancier et lui murmura à l’oreille :
« Il y a quelques jours, tu m’a proposé de ne te rembourser que la moitié de la dette, et tu renoncerai à l’autre moitié, et bien je suis prêt dès maintenant à te rembourser la moitié de la dette que j’ai envers toi. »
Le créancier lui répondit :
« Sombre idiot ! Ma proposition était valable tant que tu ne m’avais pas forcé à venir au tribunal, mais maintenant que nous sommes en procès, je ne renoncerai pas même au moindre centime, sans compter les frais du procès !!! »
Il en est de même au mois d’Eloul, pendant lequel Hashem « réclame » la dette que nous avons envers lui, cette pratique des Mitsvot, que nous avons tellement tendance à négliger tout au long de l’année !!!
Voyant que nous ne prenons pas conscience de notre négligence, Hashem dans Sa grande bonté, ne nous réclame finalement que « la moitié » ou bien « le tiers » de la dette, c'est-à-dire, de s’engager pendant le mois d’Eloul, au moins partiellement dans un premier temps, dans la pratique de certaines Mitsvot, de façon à pouvoir évoluer progressivement dans la Torah.
Mais nous persistons dans notre indifférence envers la Torah !
Alors Hashem nous met en procès le jour de Rosh Hashana, afin de réclamer la pratique et le respect de la Torah qu’Il nous a donné.
Lorsque nous prenons conscience, le jour de Rosh Hashana, lorsque retentit le son du Shofar, que nous avons de très grosses dettes envers Celui qui nous a créé, à ce moment là seulement, nous commençons, à prendre quelques décisions et engagements dans le domaine de la pratique, mais voilà… !!! Aujourd’hui, au jour du jugement, ces « quelques » décisions et engagements ne suffisent plus !!!!
Ce jour là, Hashem réclame le remboursement total de la « dette » !!!
C’est le sens du verset des Tehilim rapporté au début de nos propos :
Même si aujourd’hui, jour de Rosh Hashana « La justice et le jugement sont à la base de Ton trône », et que tu réclame donc la totalité de l’observance des Mitsvot, cependant, « la bonté et la vérité devancent Ta face. », durant tout le mois d’Eloul, pendant lequel tu fais preuve de bonté et de miséricorde en nous accordant un remboursement partielle de notre dette envers Toi !!
Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5770 contact@ravdavidpitoun.com
Pour recevoir notre exposé Hala’hique chaque jour, ainsi qu’un Dvar Torah le vendredi, par
email, contactez nous sur contact@ravdavidpitoun.com Retrouvez toutes les Hala’hot, ainsi que divers Divré Torah sur www.ravdavidpitoun.com
15:32 Publié dans THORA - LES FETES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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DE CHIOURIM
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PARACHAZ HAAZINOU
Paracha de la Semaine en pièce jointe en fichier WORD.
Pour l'ouvrir, cliquer sur le fichier et mettre enregistrer sous !
Et l'ouvrir avec le logiciel WORD
PARACHA HAAZINOU
PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 19H58 • Sortie : 21h02
Lyon 19h45 • 20h46 Marseille 19h41 • 20h40
Strasbourg 19h36 • 20h40 Toulouse 19h58 • 20h57
Nice 19h34 • 20h34 Jerusalem 18h13 • 19h28
Tel-Aviv 18h33 • 19h30 Bruxelles 19h52 • 20h58
Los Angeles 18h49 • 19h44 New-York 18h57 • 19h54
Londres 19h11 • 20h17 Casablanca 18h27 • 19h21
De quoi parle notre Paracha? Les points principaux :
La paracha de Haazinou comprend la chira (chant) que Moché enseigna aux enfants d’Israël, le jour de son décès. Ce chant dépeint de manière poétique ce qui arrivera aux enfants d’Israël jusqu’à la fin des temps.
Première partie du chant :
-Moché prend comme témoins le ciel et la terre pour avertir les enfants d’Israël de rester fidèles à la Tora
- Comparaison de la Tora à la pluie et à la rosée
- Perfection de l’oeuvre et de la justice d’Hachem
- Moché explique que toute faute a son origine en elle-même. Hachem n’est donc pas à blâmer
Deuxième partie du chant : Enumération des bontés d’Hachem envers le peuple juif
Troisième partie du chant : Moché prophétise la rébellion des enfants d’Israël
Quatrième partie du chant : Le châtiment d’Hachem suite aux fautes de ses enfants
Cinquième partie du chant : La destruction dont Hachem pense frapper ses enfants, et la raison de son abstention
Dernière partie du chant : Consolation du peuple juif, et la promesse que justice sera faite à leurs oppresseurs
Après le chant de Haazinou, Hachem ordonne à Moché de gravir le mont Névo, afin de contempler Erets Canaan.
La parachat Ha’azinou prolonge ce qui a été dit dans la parachat Reèh, c’est un poème et une Torah éternels, un témoignage de Moché envers les bnei Israël pour les assurer qu’ils continueront à être le peuple d’Israël. Le poème se divise en six parties: 1) L’introduction dans les versets 1-3, 2) les voies de la providence divine dans les versets 4-14, 3) la faute du peuple dans les versets 15-18, 4) Hachem cache Sa face dans les versets 19-35, 5) Il s’apaise dans les versets 36-43, 6) Le poème est attribué à Moché et Yéhochoua dans les versets 44-47. A la fin de la parachah est répété ce qui est dit dans la parachat Pin’has, l’ordre à Moché de monter sur le mont Nevo pour voir Erets Israël avant sa mort.
PARACHA HAAZINOU :
http://www.torah-box.com/chavoua-tov/pdf/040_Haazinou-577...
LA LETTRE DU YETSER ARA (Mauvais penchant) :
http://www.torah-box.com/Lettre_du_Yetser-Hara.pdf...
PARACHA HAAZINOU EN VIDEO : http://www.espacetorah.com/
LIVRES SUR LES LOIS ET LES RECITS
DE ROCH ACHANA ET YOM KIPOUR :
http://www.torah-box.com/ebook/pdf/lois-et-recits-de-roch...
ROCH ACHANA : Du mercredi 8 Septembre au soir
au vendredi 10 septembre au soir
http://www.consistoire.org/documents/4001/Brochure_Tichri...
http://www.loubavitch.fr/pages/fetes/tichri/Guide%20Tichr...
GARDE TA LANGUE
J’ai simplement parlé!
L’un des facteurs qui font que l’homme «se permet» de dire du lachon hara réside en ceci qu’il n’apprécie pas à sa juste valeur la force de la parole. Il se dit en lui-même: «J’ai parlé sur Untel, mais je ne lui ai rien fait, je ne l’ai pas lésé en acte.» C’est une erreur! Si l’homme réfléchissait seulement à la force d’une parole, il comprendrait parfaitement que chaque parole a un impact puissant, et qu’une mauvaise parole sur le prochain éveille dans le Ciel une accusation à la fois sur celui qui parle et sur celui dont on parle. Si nous réfléchissions seulement à cela à chaque fois que nous sommes sur le point d’ouvrir la bouche pour parler d’autrui, nous ferions attention aux paroles interdites!
Qu’est-ce que Erouv Tavchiline ?
On n’a pas le droit, un jour de fête juive, de préparer de la nourriture pour le soir suivant ou le lendemain. Cependant, lorsqu’un jour de fête tombe le vendredi, on prépare avant la fête un aliment cuit au four et un aliment cuit à l’eau, pour montrer qu’on a pensé, avant la fête, à préparer Chabbat.
Cette année, mercredi 8 septembre 2010 (ainsi que mercredi 22 septembre et mercredi 29 septembre), on procédera au Erouv Tavchiline : on prépare une Halla ou un pain ainsi qu’un mets cuit (viande, poisson ou œuf). On récitera la bénédiction : «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bemitsvotav Vetsivanou Al Mitsvat Erouv.» («Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi de l’univers, Qui nous as sanctifiés par Ses commandements et nous as ordonné le commandement du Erouv»). Puis on les mettra soigneusement de côté et on les consommera pendant un des repas de Chabbat.
Grâce à cet Erouv, tous les membres de la famille (et les invités) pourront cuire, porter, allumer les bougies et, en général, procéder vendredi à tous les préparatifs pour Chabbat.
Que fait-on la veille de Roch Hachana
(cette année mercredi 8 septembre 2010) ?
On ne récite ni le Ta’hanoune ni les Psaumes 20 et 86 durant la prière du matin. On ne sonne pas le Choffar, afin de marquer la différence entre la coutume (du mois d’Elloul) et l’obligation (de Roch Hachana).
En présence de dix hommes, chacun récite le texte de «Hatarat Nedarim», l’annulation des vœux, afin de ne pas commencer la nouvelle année tant qu’on n’aurait pas accompli tout ce qu’on a promis l’année précédente : en effet, à Roch Hachana, chacun promet de mieux faire. Mais quelle serait la valeur d’une telle promesse si on n’a pas tenu les promesses de l’année précédente ?
Les hommes se coupent les cheveux, s’immergent dans le Mikvé. On revêt les vêtements de fête car on est confiant que D.ieu jugera chacun avec miséricorde.
On augmente les dons à la Tsedaka (charité) en s’assurant que chacun a de quoi faire face aux dépenses de la fête.
Nombreux sont ceux qui se rendent au cimetière sur les tombes des êtres chers disparus et des Tsadikim (Justes) afin qu’ils intercèdent en faveur de leurs descendants et de leurs fidèles.
De nos jours, on évite de jeûner et on préfère donner à la Tsedaka (charité) l’argent équivalent aux repas consommés (en général une somme multiple de 18).
Que fait-on à Roch Hachana ?
Mercredi 8 septembre 2010, après avoir mis des pièces à la Tsedaka (charité), les femmes, allument les bougies de Roch Hachana ainsi qu’une bougie qui dure au moins 48 heures (avant 19h 58, horaire de Paris) avec les bénédictions suivantes :
1) : «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bemitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Yom Hazikarone» ; et (2) : «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehigianou Lizmane Hazé».
(«Béni sois-Tu Eternel notre D.ieu Roi du monde qui nous as sanctifiés par Ses commandements et nous as ordonné d’allumer les lumières du jour du souvenir. Béni sois-Tu Eternel notre D.ieu Roi du monde qui nous a fait vivre, exister et arriver à cet instant»).
Après la prière du soir, on se souhaite mutuellement : «Lechana Tova Tikatev Veté’hatème» - «Sois inscrit(e) et scellé(e) pour une bonne année». Après le Kiddouch, on se lave les mains rituellement et on trempe la ‘Halla dans le miel pendant les repas de fête (et ce, jusqu’à Hochaana Rabba, mercredi 29 septembre inclus).
Ensuite on trempe un morceau de pomme douce dans le miel, on dit la bénédiction : «Haèts» et on ajoute : «Yehi Ratsone Milfané’ha Chete’hadèche Alénou Chana Tova Oumetouka» (« Que ce soit Ta volonté de renouveler pour nous une année bonne et douce »). Durant le repas, on s’efforce de manger de la tête d’un poisson, des carottes sucrées ou du gâteau au miel, une grenade et, en général, des aliments doux, pas trop épicés, comme signes d’une bonne et douce année.
Jeudi soir 9 septembre, les femmes, allument les bougies de la fête (après 21h 03, horaire de Paris) à partir de la flamme allumée avant la fête, avec les mêmes bénédictions que la veille.
On aura auparavant placé sur la table un fruit nouveau, qu’on mangera après le Kiddouch, avant le repas.
Jeudi 9 et vendredi 10 septembre, on écoute la sonnerie du Choffar. Si on n’a pas pu l’entendre à la synagogue, on peut encore l’écouter toute la journée.
Jeudi après-midi, après la prière de Min’ha, on se rend près d’un cours d’eau et on récite la prière de Tachli’h.
Durant les deux jours de Roch Hachana, on évite les paroles inutiles et on s’efforce de lire de nombreux Tehilim (Psaumes).
Il est permis de porter des objets dans la rue les deux jours de Roch Hachana.
Jusqu’à Yom Kippour inclus, on ajoute dans la prière du matin le Psaume 130 et on récite matin et après-midi (sauf Chabbat) la prière «Avinou Malkénou» («Notre Père, notre Roi»). On ajoute certains passages de supplication dans la prière de la «Amida». On multiplie les actes de charité et, en général, on s’efforce d’être davantage scrupuleux dans l’accomplissement des Mitsvot.
LE SEDER DE ROCH ACHANA
Seder Sepharade : http://www.viejuive.com/pdf/seder-feuille-de-miel.pdf
http://www.viejuive.com/pdf/seder-ben-ich-hai.pdf<...
Seder Ashkenaze : http://www.viejuive.com/pdf/seder-chaare-tefila.pdf
Apres le kiddouch, le lavage de mains et le hamotzi , la celebration de Roch Hachana commence.
Roch Hachana ouvrant une nouvelle année, on a l'habitude de l'introduire par un fruit de la nouvelle récolte pour faire la bénédiction de Chéhé'héyanou.
Baroukh Ata A-donay Elo-hénou Malekh Aolam Chéhéhiyanou Vékiémanou Véhiguiyanou lazémane hazé
Béni Sois-Tu notre D'ieu Roi de l'Univers qui nous a fait vivre, subsister et parvenir à ce moment là. (Ne se fait qu'une seule fois dans la soirée)
FRUITS DE L'ARBRE
Baroukh Ata A-donay Elo-hénou Malekh Aolam Boré Péri Ha-etz
Béni Sois-Tu notre D'ieu Roi de l'Univers qui a créé le fruit de l'arbre
(Ne se fait que sur le premier fruit de l'arbre que l'on consomme)
La Figue : Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chete-e chana zo aba-a alenou tova oumtouka kadevela (Qu'il te soit agreable, Seigneur notre D'ieu et D. de nos peres, de nous donner une annee bonne et douce comme cette figue)
La Grenade : En raison de l'abondance de ses grains, la grenade est un symbole de fécondité. De plus, étant amalgamés les uns aux autres, on demande à D'ieu de former un peuple aussi uni et solidaire que les grains de la grenade le sont entre eux.
Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chéyrbou zakhyoténou ka-rimone.(Qu'il te soit agréable Seigneur notre D'ieu et D'ieu de nos pères que nos vertus et nos mérites augmentent comme les grains de la grenade).
La Pomme : Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chete-e chana zo aba-a alenou tova oumtoukka kattapouah (Qu'il te soit agreable, Seigneur notre D'ieu et D. de nos peres, de nous donner une annee bonne et douce comme cette pomme)
FRUITS DE LA TERRE
Baroukh Ata A-donay Elo-hénou Malekh Aolam Boré péri Adama
Béni Sois-Tu notre D'ieu Roi de l'Univers qui a créé le fruit de la terre
C'est à travers les végétaux présents sur la table de Roch Hachana que nous souhaitons que nos ennemis cessent de nous vouloir le mal .
Les Graines de Sesame : Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chyirbou zakhiothenou cachoumchemine (Qu'il te soit agréable Seigneur notre D'ieu et D'ieu de nos pères que nos vertus et nos merites augmentent comme les graines de sesame).
La Courge : Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chétikra roâ guezar dinénou véykaréou léfanékha zakyoténou (Qu'il te soit agréable Seigneur notre D'ieu et D'ieu de nos pères que soient annulés, déchirés, les mauvais décrets et que nos mérites soient présentés devant Toi).
Les Epinards : Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou ché-ystalkou oyévénou vésonéénou vékhol mévakeché raâténou mippanénou (Qu'il te soit agréable Seigneur notre D'ieu et D'ieu de nos pères que soient écartés nos ennemis, ceux qui nous haïssent et tous ceux qui désirent notre malheur).
Les Feves : Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou cheyipolou sone-enou lefanenou (Qu'il te soit agréable Seigneur notre D'ieu et D'ieu de nos pères que soient écartés nos ennemis, ceux qui nous haïssent).
L'Ail : Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou cheyitamou oivenou vesonenou vekhol mevakche raatenou mipanenou (Qu'il te soit agréable Seigneur notre D'ieu et D'ieu de nos pères que soient écartés nos ennemis, ceux qui nous haïssent et tous ceux qui désirent notre malheur).
FRUITS DE LA NATURE
Baroukh Ata A-donay Elo-hénou Malekh Aolam Chéakol nyhia bidvaro
Béni Sois-Tu notre D'ieu Roi de l'Univers qui a tout créé par Sa parole
Le Miel : Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chetehe chana so aba-a alenou tova oumtouka kadevach merechit achana vead aharit chana (Qu'il te soit agreable, Seigneur notre D'ieu et D. de nos peres, de nous donner une annee bonne et douce comme ce miel).
La Tête de Mouton : Cette bénédiction porte sur le souhait qu'Israël soit en tête des nations au niveau moral (et qu'il ne soit pas écrasé par elles) et serve plutôt d'exemple.
Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chénihyé léroch vélo lézanav vétizkor lanou élo chel Itzhak Avinou âlav Haschalom (Qu'il te soit agréable Seigneur notre D'ieu et D'ieu de nos pères que nous soyons à la tête et non à l'arrière et en souvenir du sacrifice d'Isaac notre père).
Le Poisson : Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chéniferé vénirebé kadaguim vétichgah 'alane bééna paki'ha (Qu'il te soit agréable Seigneur notre D'ieu et D'ieu de nos pères que nous croissions et multiplions comme les poissons et protèges-nous du mauvais oeil).
LES CONSEILS DE LA SEMAINE
Répondons « baroukh hou ouvaroukh chémo » !
Lorsque nous entendons une bérakha récitée par un tiers, répondons « baroukh hou ouvaroukh chémo », lorsque nous entendons le nom d’Hachem. Cependant on évitera de répondre« baroukh hou ouvaroukh chémo » lorsqu’on désire s’acquitter d’une bénédiction. De même nous répondrons « Baroukh Hachem hamévorakh léolam vaéd », lorsque nous entendons « baroukh ata Hachem hamévorakh »
Donnons-nous du mal !
Rien dans la Tora n’est vide de signification. Si nous n’en saisissons pas le sens, c’est parce que nous n’avons pas suffisamment peiné pour ce faire. Appliquons-y toute notre intelligence, d’autant plus que l’étude de la Tora n’est jamais sans récompense.
Méfions-nous de l’opulence !
La richesse peut conduire à l’abandon du service divin. Ainsi, plus la prospérité matérielle d’un homme est grande, et plus grand est le danger spirituel qui le guette. En effet, l’homme pourrait s’attribuer ses réussites, et
donc renier l’aide d’Hachem. La richesse permet aussi de s’adonner aux plaisirs matériels, prenant le temps et l’énergie qu’on aurait pu et du consacrer à des préoccupations spirituelles.
Gardons notre sérieux !
Ce chabbat entre Roch hachana et Kippour s’appelle chabbat chouva (ou téchouva). Ainsi ne nous occupons pas de choses vaines, gardons notre langue de toute médisance ! Consacrons du temps à la méditation, à la prière et à la pénitence, tout ceci dans la joie (mais pas avec légèreté). Ainsi, Hachem nous pardonnera d’avoir porté atteinte au cours de l’année écoulée à la sainteté du chabbat par des conversations profanes et des préoccupations vaines !
N’oubliez pas d’aller écouter la dracha du rav en ce chabbat chouva !
Chabbat chalom ! Hatima tova !
Juste une sonnerie !
Cette histoire fut racontée par Rabbi Barou’h Rabinovitch de Munkach (père de l’actuel Rabbi de Munkach) à propos de son défunt beau-père, Rabbi ‘Haïm Elazar Spira (1871 – 1937) connu par le nom de son livre, « Minhat Elazar ».
Durant une certaine période, Rav Barou’h et son épouse habitèrent à Varsovie. Plus tard, quand le Rabbi «Minhat Elazar» tomba malade, il les supplia de retourner vivre à Munkach (en Tchécoslovaquie), ce qu’ils firent.
Le jeune couple avait un fils nommé Tsvi Natane David. Rav Barou’h rappelait souvent que son beau-père aimait beaucoup cet enfant, son petit-fils, d’une «façon exagérée», sans doute parce que le couple avait attendu longtemps avant de mettre au monde ce premier enfant. Rabbi ‘Haïm Elazar jouait beaucoup avec lui, le gâtait même et le jeune Tsvi était souvent assis sur les genoux de son grand-père tandis que celui-ci dirigeait les réunions ‘hassidiques du Chabbat.
La dernière année de sa vie, Rabbi ‘Haïm Elazar prit le Choffar le premier jour du mois de Elloul et le testa pour vérifier qu’il était en bon état. Le petit Tsvi l’observait et était visiblement ravi par les sons qui sortaient du Choffar.
Il demanda à son grand-père de sonner encore une fois, ce qu’il fit avec plaisir. Et à partir de ce jour, durant tout le mois, cela devint un rite immuable : le Rabbi sonnait du Choffar une fois chaque jour juste pour son petit-fils.
La veille de Roch Hachana, Tsvi attendait comme d’habitude que son grand-père sonne du Choffar, mais le Rabbi expliqua : «Aujourd’hui nous sommes le jour précédant Roch Hachana et la coutume est de ne pas sonner du Choffar ce jour-là. Demain nous sonnerons solennellement le Choffar à la synagogue avec les bénédictions !»
L’enfant ne comprenait pas, l’enfant ne prêtait pas attention aux explications, seule sa volonté existait ! Il trépigna et cria : «Juste une sonnerie ! Seulement une sonnerie ! Grand-père, une sonnerie !»
Déstabilisé par ce brusque caprice, le Rabbi tenta bien de refuser mais finit par céder à la volonté de son cher petit-fils : il saisit le Choffar et sonna encore une fois.
A Roch Hachana, la coutume voulait que le Rabbi prononce un discours avant de sonner le Choffar. Cette année-là - la dernière année de sa vie – le Rabbi se leva, se dirigea lentement vers le «Arone Hakodech», l’Arche Sainte où étaient déposés les rouleaux de la Torah, l’ouvrit et déclara d’une voix tremblante : «Maître du monde ! Je dois Te demander pardon ! Il est écrit que la veille de Roch Hachana, on ne sonne pas du Choffar et pourtant je l’ai fait !» Il pleurait maintenant sans même tenter de se cacher.
«Maître du monde ! Sais-Tu pourquoi j’ai transgressé cette coutume ? C’était à cause de mon cher petit-fils qui, assis par terre, suppliait et exigeait que je sonne du Choffar une dernière fois pour lui ! Mon cœur a fondu, je ne pouvais pas supporter de le voir pleurer ainsi et j’ai donc sonné pour lui, bien que cela ne se fasse pas.
Zaidé (Grand-père) ! Comment peux-Tu assister sans réagir quand des millions de Tes enfants sont assis par terre et Te supplient : « Père ! Juste une sonnerie ! Sonne dans le grand Choffar qui annoncera la Rédemption finale ! » Même si ce n’est pas vraiment le moment, même si ce ne devrait pas encore être l’avènement prévu du Machia’h (le Messie), Tes enfants ont besoin de Toi ! Comment peux-Tu attendre ? Accorde-leur le Machia’h ! »
En racontant cette histoire, Rabbi Barou’h tremblait de tous ses membres et pleurait. Il rappela comment tous les fidèles réunis à la synagogue fondirent en larmes en écoutant le court «discours» de leur Rabbi.
Il fallut attendre longtemps, ce Roch Hachana, avant que chacun se ressaisisse et qu’on puisse sonner du Choffar…
Urgent TEHILIMS POUR :
Rav Yossef Chalom ELIACHIV et le Rav OBADIA YOSSEF CHIMONE BEN HANINA, Guilad ben Aviva SHALIT, Meir ben Messouda Brami, REPHAEL MOSHE ISRAEL BEN SHLOMIT ADINA, Ilana Lea Bat Sheindel Rahel, rephael saadia daniel Ben yardena, ODEL ROUTH BAT HAYA, AVRAHAM BEN DJOUAR ZERMATI, BEBE OZIEL BEN SARAH, MURIEL FRANCINE BAT LEONIE, ISAAC BEN REGINE, DVORA BAT FORTUNEE, HAYA BAT ESTHER, AVRAHAM BEN TANY, RAZ BAT CHLOMIT, AVRAHAM NISSIM BEN LOUISE, SALOME LELOUCHE, AARON YOSSEF BEN KARINE LUNA, MESSODY BAT RAHEL, JOHANNA YAFFA BAT CHEMECH, DAVID ELIE HAIM BEN GINETTE, HAIM ANISTEN BEN HANNA, YONATHAN YEOUDA BEN AVIVA, HANNA BAT RUTH, GAD YAAKOV BEN ELISABETH, RAHEL BAT SARAH, HAVA AMELYA BAT IRENE REINA, ESTHER BAT REGINE, RAV SCHLAMME HAIM YAAKOV BEN SHAINELE, KEVIN YOSSEF COHEN, JEREMIE NISSIM BEN MICHELLE BISMUTH, ILANITE BAT MYRIAM, SHMOUEL BEN SOPHIE MESSAOUDA, LAURENCE HANNA BAT LEA, DEBORAH BAT MYRIAM, LIOR TSIPORA NINA BAT MURIELLE FORTUNEE, RIVKA BAT ESTHER, TINOK BEN ILLANIT, HAÏM DAVID ELIHAOU NOUCHI BEN MYRIAM, YAACOV HAY STEEVE BEN SHIREL YACOUTH, GABRIEL HAI HAMMOS BEN MARGOT GUEMARA TAHAR, SIMHA BAT HELENE, SULTANA BAT ESTHER, ELIAHOU BEN DVORA, HELENE ESTHER BAT YAFFA, AARON YOSSEF BEN CAROLINE SARAH BIJAOUI, AARON BEN ALICE, SYLVIE MESSAOUDA BAT ESTHER, ISAAC BEN DENIS RACHELLE, RAHEL SERAH BAT MAZAL, GARI MORDEKHAI BEN YAELLE, ZIZETTE BAT KONFETA, WESLEY HAIM RAHAMIM HANANIA BEN FORTUEE, YOSSEF HAIM BEN MESSAOUDA, RAV YOSSEF HAIM BEN PECHA MYRIAM KANIEVSKI, GISELE AICHA BAT MYRIAM, HAYA VIVIANE RIVKA BAT NINA, TINOK BEN SARAH, AHARON AVNER YAAKOV VICTOR MENACHE BEN MONIQUE ESTHER PARIENTE, ELISHEVA SALOME BAT RAHEL
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CHABBAT CHALOM ET CHANA TOVA (BONNE ANNEE)
Si vous ne souhaitez plus recevoir ce message sur la Parasha de la semaine, vous êtes priés de me le faire savoir en me répondant sur ce mail. Merci
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05.09.2010
GUYSEN - INFOS DU JOUR
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02.09.2010
COURS DU RAV H. DYNOVISZ
| Si vous ne voyez pas ce courriel Cliquer ici |
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DE KEF ISRAEL - INFOS CULTURELS
Les Israéliens travaillent trop!
Cet article est paru dans le Fax de Jérusalem, le mensuel de l’organisation sioniste de Belgique, en décembre 2009
Un regard superficiel pourrait faire croire que les Israéliens ne travaillent pas beaucoup : à toute heure de la journée et de la nuit, les routes, les rues, les magasins et les terrasses de cafés ne désemplissent pas. Dans toutes les villes du monde, on rencontre des groupes d’Israéliens en vacances. Pourtant, les chiffres montrent le contraire, pas de farniente pour les Israéliens!
La journée et la semaine de travail
D’après le Bureau central des statistiques israélien, les hommes travaillent en moyenne 42 heures par semaine et les femmes 30,5 heures (sans compter bien sûr le travail domestique) avec des variations sensibles suivant les branches :
Dans l’industrie, H: 44 heures F: 36,5 heures
Dans le commerce, H: 45 heures F: 34 heures
Dans le High-Tech, H: 46 heures F : 40 heures
En Belgique, la durée du travail (temps pendant lequel le travailleur est à la disposition de l’employeur) ne peut excéder ni 8 heures par jour ni 38 heures par semaine.
Selon la loi israélienne, le temps de travail maximal est de 45 heures.
Pourtant, 25% des employés travaillent plus de 48 heures.
Le temps de transport
A ces heures, il faut ajouter le temps de transport. La moyenne mondiale de temps passé dans les transports pour se rendre au travail est de 40 minutes, par trajet. En Israël, ce temps est d’une heure. 62% des Israéliens se rendent au travail an voiture, ce qui crée d’énormes embouteillages. Il suffit de circuler un peu sur les routes d’Israël pour se rendre compte que ces bouchons deviennent un véritable fléau et qu’il faut à tout prix éviter les heures de pointe.
Shabbat ou week-end
Ce sont les Juifs qui ont apporté au monde la notion de shabbat, un jour de repos hebdomadaire pour tous.
En Israël, il est interdit par la loi de travailler le shabbat sauf dérogations spéciales. Pourtant, de nos jours, le week-end israélien est beaucoup moins long que dans les pays occidentaux avec seulement une journée et demie chômée, le vendredi après-midi et le samedi, pour la plupart des travailleurs. Pour les administrations, les ministères, les municipalités et une grande partie du secteur tertiaire (assurances, avocats, comptables etc…), le vendredi est un jour férié et la tendance s’accentue. Cependant, tant que les écoles resteront ouvertes ce jour-là même si elles terminent plus tôt que les autres jours de la semaine, il est difficile pour les Israéliens de partir en week-end. Il est à noter que beaucoup de banques sont fermées le dimanche.
La durée des congés payés
La loi des congés payés en Israël date de 1951, elle garantit aux travailleurs un minimum de 10 jours de vacances. L’Union européenne garantit un minimum de 20 jours comme en Belgique, en Hollande, en Angleterre ou en Italie. Pour la France, ce minimum est de 30 jours.
En Israël, le cumul des 10 jours de vacances garanti par la loi aux jours de fêtes juives, deux jours pour Rosh Hashanah, Yom Kippour, le premier et le dernier jour de Soukkot, de Pessah et de Shavouot, donne le chiffre de 18 jours avec de légères variations, le nombre de jours de vacances augmentant avec l’ancienneté.
Ce chiffre est de 34 jours pour l’Allemagne, de 35 jours au Danemark. En France, les congés payés durent 40 jours tandis que la Finlande est en première place avec 44 jours de vacances annuelles.*
Encore quelques chiffres
Le taux de chômage en Israël est actuellement de 8%.
L’âge minimum de travail est de 15 ans comme en Belgique.
Herzl dans son roman publié en 1902, Altneuland, Pays ancien, pays nouveau, imaginait un Etat où règnerait la justice sociale et où la journée de travail ne pourrait dépasser les sept heures. Le père du sionisme tenait tellement à cet idéal qu’il flanque le drapeau du pays à venir de sept étoiles dorées, symbole des sept heures quotidiennes de travail. Le pays est là, le rêve d’Herzl reste à réaliser ! à moins que ce ne soit parce qu’Israël est en perpétuelle construction, que les Israéliens doivent tellement travailler !
Heureusement qu’il y a le shabbat!
©Rachel Samoul
*Les données européennes proviennent d’une analyse de la société d’audit
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| “SARKOZY, ISRAËL ET LES JUIFS” DE PAUL-ÉRIC BLANRUE “La France est-elle devenue un pays aligné sur la politique israélienne ?”Par : YOUCEF FERHI (*), Liberté, 28 août 2010 L’historien Paul-Eric Blanrue, décrit dans cet ouvrage publié en Belgique, les liens qu’entretient l’actuel président français avec Israël. Il se demande si “la France est devenu un pays aligné sur la politique israélienne”, et révèle que le débat sur les relations avec Israël est devenu un tabou. Il y a un an, paraissait en Belgique le livre de Paul-Éric Blanrue, Sarkozy, Israël et les Juifs, aux éditions Oser Dire, après avoir été refusé par les maisons d’édition françaises. Le livre de P. E. Blanrue nous rappelle le De Gaulle, Israël et les Juifs, de Raymond Aron, publié en 1968, et dans le quel celui-ci prenait à partie De Gaulle “jugeant néfaste pour les Juifs de France la politique que celui-ci menait vis-à-vis d’Israël”. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy, “qui se réclame du gaullisme”, a mis en œuvre — en prônant désormais la défense inconditionnelle d’Israël — une politique qui est l’image inversée de celle du fondateur de la Ve République, convaincu que “l’établissement de l’État d’Israël est le miracle du XXe siècle”. “La France est-elle devenue un pays aligné sur la politique israélienne ?” se demande l’auteur. Tout débat sur les relations avec Israël est devenu tabou. Le fait de rendre équivalents l’antisionisme et l’antisémitisme et la peur d’être rangé à vie dans l’une ou l’autre catégorie créent un sentiment de malaise et de culpabilité qui “tue les meilleures âmes”. Il serait plus honnête de parler de lobby sioniste parce que tous les Juifs ne sont pas des sionistes. Certains s’arrogent le droit de parler au nom de tous les Juifs, et l’un de ceux-là est, sans conteste, Nicolas Sarkozy. N’est-ce pas lui qui a écrit en 2004 dans son livre, La République, les religions, l’espérance : “Dois-je rappeler l’attachement viscéral de tout Juif de France à Israël comme une seconde mère patrie ?” Le 24 juin 2007, à l’occasion de la Journée de Jérusalem organisée par le Centre culturel juif à Montpellier, Georges Frêche, président du conseil régional du Languedoc-Roussillon, déclarait : “Moi, je me souviens d’être allé à Tiberiade lors de la guerre des six jours (1967), et c’est là que je me suis fait un ami. Je vais vous dire qui c’est : Nicolas sarkozy ! Hé oui, car on n’est pas du même bord mais pour Israël, on est du même bord ! Et je suis ravi que pour la première fois, la France ait élu au suffrage universel direct un Juif président de la République.” Au journaliste Michel Denisot de Canal+ Sarkozy déclarait : “Je suis catholique mais je me sens proche de la communauté juive” du fait, peut-être, que son grand père était d’origine juive ? Sarkozy ira si loin dans l’apologie du sionisme qu’il deviendra un modèle pour certains ultra-sionistes américains. Il sera le chouchou de tous les lobbys sionistes américains. Il sera, en novembre 2007, au cours d’un déjeuner, honoré par l’AJC (Américain Jeuish Committee) qui lui remet la prestigieuse ligth unto the nations award (phare du monde), réservée aux chefs d'État exceptionnels, avec cette inscription “...en reconnaissance de votre amitié dévouée avec les États-Unis, Israël et le peuple juif”. Un an plus tard, en septembre 2008, il recevait de la pro-israélienne fondation Elie-Wiesel le prix “The humanitarian award.” Après “Sarko l’Américain”, c’est “Sarko l’Israélien” qui entre en scène. Le soir même de son élection à la présidence le 6 mai 2007, il lançait son projet d’union méditerranéenne sans dévoiler ses véritables objectifs. Mais en décembre 2007, Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, excluait que l’UPM puisse s’édifier sans Israël bien que ce pays ne respecte pas le droit international. Le relais de l’entreprise de diabolisation d’Israël contre le Soudan à travers “Urgence Darfour” va être pris par Sarkozy et son ministre des AE qui vont initier, avec la bénédiction de Washington, le 25 juin 2007, une réunion internationale sur le Darfour. Il est à souligner que le chef d’accusation de génocide contre le président Omar al-Bachir sous le coup d’un mandat d’arrêt internationale ne fut pas retenu par le CPI (Cour pénal internationale). Alors que la Turquie attend depuis des lustres que les portes de l’Union européenne s'ouvrent à elle, Israël, avec le soutien de Paris, négociait secrètement son adhésion à l’UE, en tant qu’État membre ! Sarkozy et le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) se passent le relais de la diabolisation de l’Iran. Quand l’un déclare que “le programme nucléaire de l’Iran appelle une réaction d’une extrême fermeté de toute la communauté internationale. Israël n’est pas seul”, l’autre, par la voix de son président Roger Cukierman, renchérit et “associe Mahmoud Ahmadinejad à Adolf Hitler”. Le pouvoir sarkozien entretient d’étroites relations avec l’association France-Israël dirigée par Rudy Salles, vice-président de l’Assemblée nationale, ainsi qu’avec le groupe d’activité parlementaire France-Israël qui compte 113 députés. L’autorité, le crédit et l’impact sur la politique étrangère de la France de ces groupes de pression tendent à museler toute pensée et toute critique d’Israël est perçue comme un signe d’antisémitisme. “Parler d’Israël avec sérénité et franchise est devenu impossible”, souligne Paul-Éric Blanrue, historien spécialisé dans les mythifications et collaborateur à la revue Historia. Y. F. (*) Membre fondateur | |||||
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DE METULA AGENCY- LES NEWS D'ISRAEL
Metula News
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AFP + presse française : jusque dans la mort (info # 010209/10) [Réinformation]
Par Stéphane Juffa © Metula News Agency
Avec le concours intensif d’Ilan Tsadik
Le monde des hommes de bonne volonté a les yeux tournés vers Washington, en se croisant les doigts pour qu’Israéliens et Palestiniens parviennent à un compromis dans leur guerre sans fin.
Les hommes éduqués et à l’abri des pulsions racistes ont beau espérer qu’une solution soit enfin trouvée entre ces deux émancipations nationales contradictoires, se disputant la même terre trop petite pour leurs ambitions respectives, d’autres persistent à propager des théories controuvées, distillant la haine raciale en justifiant implicitement le "droit régénérateur" d’assassiner.
Je parle ici sans ambages de ceux que nous appelons à la Ména les néo-existentialistes français, terme englobant une poignée d’intellectuels désenchantés par la Glasnost et une énorme brassée de journalistes aux objectifs indicibles, incitant la population à croire que le conflit israélo-arabe constitue la dernière des guerres de décolonisation, et tentant de la persuader, à force de répétitions, qu’il est la suite naturelle de la Guerre d’Algérie.
Existent les théoriciens de cette doctrine démente, entretenant le lien ombilical fictif entre les Israéliens et les colons français d’Algérie ; à leur tête, le théoricien de l’officine de l’AFP à Jérusalem, le faussaire de l’histoire Marius Schattner.
Il y a le diffuseur de cette propagande aux conséquences terribles, à savoir l’agence semi publique de presse de l’Etat français.
Tandis qu’au bas de la chaîne de distribution de la haine antijuive, on trouve les media bleu blanc rouge, et ceux de la sphère francophone, qu’ils soient électroniques ou sur papier. Ce sont des rédacteurs en chef, voire des journalistes, qui reproduisent tel quel le délire de Schattner, répondant à deux schémas de conduite :
Leur inculture historique est telle, qu’ils ne possèdent pas les ressources intellectuelles pour remettre en question ce que tous leurs confrères répètent. Ils ne voient aucune raison de s’attirer des ennuis en émettant des doutes sur une pratique désormais acceptée dans la presse française, alors qu’ils ne ressentent aucun intérêt personnel pour le différend israélo-palestinien et qu’ils n’ont pas de raison, à priori, de mettre en cause la probité de l’AFP.
Ils nourrissent une antipathie viscérale à l’encontre d’Israël et des Juifs, et ils sont enthousiastes à l’idée qu’ils participent au dénigrement (et à la préparation intellectuelle de l’anéantissement) de l’Etat hébreu, et qu’on leur fournisse "une théorie" apte à justifier leur conduite inavouable. Qu’importe si cette théorie ne résiste pas à la moindre analyse, le parapluie que leur fournit l’AFP, empêchant que leur démarche ne soit particularisée et qu’ils soient personnellement inquiétés.
Et le mélange des deux postures, bien entendu.
Le dernier exemple en date de la tentative raciste de l’AFP d’assimiler les Palestiniens à de simples colonisés et les Israéliens à des colons est extraordinairement grossière et vénéneuse.
Et elle a fait les titres, as is, de tous les media français main stream ; s’il existe des exceptions, nous présentons à ces confrères nos plus humbles excuses, mais Ilan Tsadik, qui a passé son mercredi après-midi à en chercher, n’en a pas trouvées.
C’est à propos de l’assassinat par des terroristes – des individus armés s’attaquant systématiquement à des civils - du Hamas, mardi, dans la région d’Hébron, de quatre civils israéliens.
Voici ce qu’a distribué l’AFP dans ses dépêches :
"L'Union européenne a condamné mercredi «l'attaque terroriste» qui a tué quatre colons israéliens près de Hébron (Cisjordanie), affirmant que «les ennemis de la paix» ne pourraient dicter leur loi et que les négociations de paix devaient malgré tout reprendre.".
C’est absolument faux. Il s’agit d’une construction à dessein de l’AFP ; d’un communiqué de l’AFP se substituant à celui de l’Union Européenne : nous avons consciencieusement vérifié, la condamnation de l’UE, elle ne mentionne aucunement que les victimes étaient des colons.
"Ce mercredi, les forces israéliennes en Cisjordanie occupée ont été placées sur le qui-vive après cet attentat qui a coûté la vie à quatre colons israéliens, deux hommes et deux femmes".
Construction à dessein de l’AFP, aucun communiqué officiel israélien, bien entendu, ne permet d’inciter quiconque à croire que les quatre victimes étaient des colons.
Propos de Binyamin Netanyahu : "Ce dernier a réagi très vivement à l'attaque, revendiquée par la branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas, qui a coûté la vie à quatre colons israéliens en Cisjordanie.".
L’usage du terme colon est pourtant totalement étranger au discours du 1er ministre israélien dans le cadre du différend israélo-arabe.
"La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, a "fermement condamné" mercredi "l'attaque terroriste" qui a tué quatre colons israéliens".
Mme Ashton n’a pas évoqué d’attaque terroriste contre des colons israéliens ! Nouvelle construction à dessein de l’AFP, en contradiction avec le texte qu’elle assure citer.
En vérité, Catherine Ashton a déclaré : "Je condamne fermement l'attentat terroriste qui a tué quatre civils israéliens près de la ville d'Hébron. (...)
L’AFP, par opposition sémantique diamétrale avec les textes des condamnations, dénie aux victimes l’état de civils, elle retire même aux morts juifs leur dignité d’êtres humains, en remplaçant "civils" par "colons" ; cette transformation est à ce point importante à ses yeux, que l’AFP n’hésite pas à falsifier la déclaration de la chef de la diplomatie de l'Union européenne, provoquant une énorme malversation journalistique, parmi toutes les autres...
Par le passé, l’AFP n’avait pas hésité, dans sa dérive néo-existentialiste hystérique, à parler de la mort d’un "bébé colon".
"Le président palestinien Mahmoud Abbas a condamné mardi depuis Washington l'attaque meurtrière contre des colons israéliens en Cisjordanie, estimant qu'elle visait à "perturber le processus politique" (...)".
Mais non ! Mahmoud Abbas n’a jamais émis cette condamnation. Il n’a jamais, comme sur la falsification de l’AFP, estimé qu’une attaque contre des colons israéliens avait visé à perturber quoi que ce soit.
On est en présence d’une autre construction et falsification à dessein de l’AFP, destinée à étayer artificiellement SA théorie historique intégralement anormale.
La déclaration originale de Mahmoud Abbas, d’après l’agence officielle de presse palestinienne WAFA, stipule que "M. Abbas, de même que la direction palestinienne, condamnent l’opération militaire à Hébron, condamnation inspirée par tout acte contre des civils palestiniens ou israéliens".
La direction palestinienne ajoutant quelque chose d’essentiel, mettant à mal la théorie néo-existentialiste - que l’AFP a évidemment censuré -, à savoir qu’elle "ne considérait pas l’assassinat comme un acte de résistance, vu que le Hamas a cessé toute résistance dans la Bande de Gaza et qu’il persécute les gens qui menaient la résistance".
Si toute la dialectique de Yasser Arafat s’inscrivait précisément dans le cadre néo-existentialiste (il en connaissait l’existence et des bonnes âmes lui avait fait part de ses avantages), l’actuel leadership s’est distancé de ce dérangement mental : comprenez que tout assassinat d’un Israélien (colon-colonisateur selon la théorie) par un Palestinien (colonisé-oppressé) ne se justifie plus.
Un civil israélien, pour l’AP, n’est pas un colon, même s’il demeure en Cisjordanie.
L’état de colonisé-oppressé nécessitant la "lutte active" sans compromis (paix) possible et l’assassinat du colonisateur comme unique moyen pour le colonisé de recouvrer son honneur et son identité – selon Frantz Fanon, l’un des théoriciens majeurs de l’existentialisme, avec Sartre, membre du FLN et enterré en Algérie -, les néo-existentialistes condamnent ainsi l’abandon de la lutte active par Abbas et Fayyad.
Nombre de journalistes français pensent ainsi qu’ils ont tort et qu’ils invalident le peuple palestinien, par opposition au Hamas, qui prône la lutte armée jusqu’à l’éradication d’Israël, ce qui constitue l’unique échappatoire d’une guerre de décolonisation selon Fanon, qui rejette toute idée de négociation entre le persécuté et le persécuteur.
Ceci explique que la presse tricolore a multiplié récemment les reportages hostiles à la révolution économique engagée par le 1er ministre palestinien Salam Fayyad (croissance annuelle de l’ordre de 8% !), ainsi que son ambition d’aboutir à un Etat par la réussite économique et non par la destruction et l’auto-anéantissement.
Il est vrai que l’Autorité Palestinienne coopère pleinement avec l’Etat hébreu dans sa traque aux terroristes islamistes.
Ainsi, depuis l’assassinat d’Hébron, ayant coûté la vie aux êtres humains qu’étaient Yitzhak et Tali Ames, respectivement âgés de 45 et 47 ans, parents de six orphelins, de Kochava Ben Haïm, 37 ans, enceinte, et d’Avishaï Schindler, 24 ans, la police palestinienne a procédé à l’arrestation de plusieurs centaines de membres des réseaux du Hamas dans la région de l’attentat.
Pour les néo-existentialistes, ces orientations de l’AP, pouvant conduire à une paix négociée, font que ses leaders ne sont plus uniquement des personnalités ne saisissant pas "l’intérêt des Palestiniens", mais carrément, des traitres à la cause palestinienne et à la solde des colonisateurs : "aucune quantité de concessions humanitaires de la part du colonisateur n’est de nature à restituer sa dignité au colonisé, si la relation coloniale n’est pas détruite lors de la lutte active" (Frantz Fanon).
La position adoptée par l’AFP, par exemple dans l’affaire de l’assassinat de mardi, recèle une frénésie destructrice à peine imaginable pour l’agence de presse d’une démocratie occidentale. Son rôle de diffuseur de métastases racistes et antisémites dans la société française (mais également romande et wallonne) est à peine concevable d’un point de vue intellectuel.
Il ne reste pas moins, qu’en qualifiant artificiellement Yitzhak et Tali Ames, Kochava Ben Haïm et Avishaï Schindler de colons dans tous ses câblogrammes, et en bidouillant toutes les déclarations dénonçant cet attentat, l’AFP, et l’ensemble des media français, par réverbération, vont bien au-delà du simple support aux plus extrémistes d’entre les Palestiniens (ce ne sont QUE des colons qui ont perdu la vie).
Yitzhak et Tali Ames et leurs enfants orphelins
Des êtres humains, des civils, pas des colons, Marius ! LES victimes, pas les assassins !
Des êtres humains ayant adopté la même conception de vie que ta propre fille.
En défiant à la fois notre déontologie, le dictionnaire et les acquis de la science politique, l’AFP et tous ceux qui l’ânonnent, en continuant à qualifier les implantations juives du nom de colonies et ses habitants de colons, justifient ces assassinats, parce que ces assassinats collectifs s’inscrivent normalement dans le cadre d’une guerre de décolonisation. Ce phénomène de normalisation du crime de guerre palestinien est encore renforcé par le principe suivant établi par Fanon :
"L’absence de logique (dans les actes du colonisé en lutte, Ndla.) découle des expériences déshumanisantes vécues dans une situation oppressive" (...) "vous saurez que, dans le temps de leur impuissance, la folie meurtrière est l’inconscient collectif des colonisés".
Toujours de Fanon : "Cette violence irrépressible, le montre parfaitement, n’est pas une absurde tempête ni la résurrection d’instincts sauvages ni même un effet du ressentiment : c’est l’homme lui-même se recomposant. Cette vérité nous l’avons sue je crois, et nous l’avons oubliée : les marques de la violence, nulle douceur ne les effacera : c’est la violence qui peut seule les détruire. Et le colonisé se guérit de la névrose coloniale en chassant le colon par les armes. Quand sa rage éclate, il retrouve sa transparence perdue, il se connaît dans la mesure même où il se fait; de loin nous tenons sa guerre comme le triomphe de la barbarie; mais elle procède par elle-même à l’émancipation progressive du combattant, elle liquide en lui et hors de lui, progressivement, les ténèbres coloniales. Dès qu’elle commence, elle est sans merci. Il faut rester terrifié ou devenir terrible; cela veut dire: s’abandonner aux dissociations d’une vie truquée ou conquérir l’unité natale.".
Le passage qui précède explique à lui seul les raisons de la transposition du vocabulaire de la Guerre d’Algérie au conflit israélo-palestinien : pour les Schattnériens gluants d’antisémitisme ne sachant dire son nom, une fois les victimes israéliennes civiles qualifiées (à la condition que cela soit la règle, à chaque description de l’évènement, même au prix de la dénaturation systématique des propos tenus par les responsables politiques de ce monde), les rôles s’invertissent :
Les victimes civiles deviennent des colons oppresseurs, dont il convient de se réjouir de la disparition, et les terroristes assassins, des hommes colonisés "en train de se recomposer".
Cette opération de rétromimétisme est littéralement monstrueuse. Et il est plus monstrueux encore de penser, après avoir lu le titre Quatre colons israéliens tués à la veille des pourparlers de paix s’étaler en une de la quasi-totalité des journaux français, que toute une génération de confrères participent de plein gré à cette permutation aux finalités para-génocidaires.
Reste, enfin, à démontrer, scientifiquement, que le conflit israélo-palestiniens ne participe pas d’une guerre coloniale. Car si c’était le cas, il est évident que le néo-existentialisme adapté au dit conflit, serait envisageable.
Mais en 2004 déjà, dans mon mémoire intitulé "Une explication", j’avais scientifiquement explosé la possibilité que le conflit du Proche-Orient constitue un épisode des guerres de décolonisation.
Sortant exceptionnellement de ma modestie, non seulement j’invite les lecteurs de la Ména qui n’en avaient pas eu l’occasion à prendre connaissance de cette série d’articles, mais je les informe que, s’il n’y avait qu’un seul texte issu de ma plume que je les prie de lire, ce serait celui-là [1].
Notes de l’auteur :
[1] Accéder à la 1ère partie d’Une explication, la seconde, la troisième, la quatrième, la cinquième, la sixième. La démonstration scientifique du fait que l’Etat d’Israël n’est pas une colonie se situe dans les parties quatrième et cinquième.
[] J’invite, par là-même, Marius Schattner à débattre publiquement avec moi des accusations que je profère dans cet article, dans un espace neutre, à l’occasion d’une discussion intellectuelle et civile et en présence d’un modérateur.
[] Je tiens à préciser, même si cela me paraît particulièrement évident, que le contenu de cet article n’expose en aucune façon mon point de vue d’analyste au sujet des implantations en Cisjordanie.
J’ai eu plusieurs fois l’occasion de m’exprimer à ce sujet dans d’autres articles, notamment à propos des implantations à caractère edenniste.
17:02 Publié dans ACTUS-INFOS DU JOUR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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01.09.2010
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| • Accueil » Qui sommes-nous ? » EntraidePubliée par Rav Aharon Bieler le 25 Juin 2007
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AGENCE METULA- LE CHANTEUR TUNISIEN
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Un chanteur tunisien crie "Vive Netanyahu" à Eilat (info # 010109/10) [Analyse]
Par Karim al Tounsi à Sfax © Metula News Agency
La nuit du 1er au 2 août dernier a été l’occasion d’un soulèvement sans précédent parmi les internautes tunisiens sur Facebook. Ce réseau social s’est soudain transformé en une sorte de Wikileaks tunisien, à l’encontre de trois artistes locaux, Mohsen Cherif, Noureddine Kahlaoui et Abdelwaheb Hannachi.
Pas moins d’une dizaine de pages et de groupes de discussion ont vu le jour le soir même. Entre tous, la page qui a eu le plus de succès est celle exigeant de "déchoir Mohsen Cherif de la nationalité tunisienne".
Celle-ci a attiré plus de 5 000 adhérents en moins de 4 heures, soit un record absolu pour une soirée de dimanche, où le trafic Internet est habituellement plus calme.
A l’origine, une provoc de Mohsen Cherif, que l’on entend clairement crier, sur une vidéo circulant sur Facebook : "Vive Bibi Netanyahu !".
Cela se passait visiblement lors d’une fête célébrée par la communauté juive tunisienne, et probablement en Israël.
On peut entendre sur la même bande le chanteur s’adresser également au public, lui lançant qu’il espérait le revoir à El Ghriba (Djerba) pour le pèlerinage annuel.
Certains affirment que ces choses ont été dites à l’occasion d’une cérémonie de mariage dans la ville touristique d'Eilat, en Israël, pendant l'été 2008.
Les foudres des facebookers tunisiens se sont également abattues sur Noureddine Kahlaoui et Abdelwaheb Hannachi, les deux autres artistes figurant aussi sur la vidéo.
Mohsen Cherif fait toutefois les frais de la plus grande campagne du lynchage, car, à en croire les documents filmiques publiés, Noureddine Kahlaoui se serait contenté de chanter, et Abdelwaheb Hannachi était simplement présent parmi les invités.
En moins de deux jours, ce ne furent pas moins de 40 000 internautes tunisiens qui exigeaient que Mohsen Cherif soit déchu de la nationalité tunisienne.
Mohsen Cherif
Les internautes tunisiens s’attaquent aux artistes jugés "pro Israéliens"
Des media, dont Al-Jazzera, sortant une fois encore grossièrement de son ontologie, suggèrent rien de moins qu’une condamnation pour trahison de Mohsen Cherif.
Cherif, qui ne jouissait déjà pas, avant l’incident, d’une réputation très positive, en dépit de son allure débonnaire, se défend : "C’était dans un contexte festif, je ne connais pas Netanyahou, je l’ai dit juste pour mettre un peu d’ambiance, il ne faut pas tout prendre au sérieux !".
Mais le syndicat tunisien des professions musicales, appuyé en cela par celui des écrivains et par l’union générale des travailleurs tunisiens, ne l’entend pas de cette oreille ; il demande aux autorités de veiller à ce que les artistes du pays du Jasmin ne se produisent plus en Israël, conformément à une résolution de la Ligue arabe, et appelle au boycott pur et simple de ces musiciens.
Il est douteux que cette sanction, même si elle était adoptée, ternirait la carrière de Cherif, car ce dernier, depuis l’incident, est presque entièrement booké jusqu’à la fin de l’année, pour des soirées tant en Tunisie qu’à l’étranger.
Pour sa part, l’Ordre des avocats de Tunisie se réserve le droit de poursuivre Mohsen Cherif.
Les actes de "vengeance" contre le meskin [pauvre, malheureux, dans le Maghreb [1]] Mohsen Cherif ne s'arrêtent pas jusque là, puisque la chaîne tunisienne privée Hannibal TV a décidé de supprimer du feuilleton qu'elle diffuse, Jnoum Ellil, "les Etoiles de la nuit", toutes les scènes où figure Mohsen Cherif.
La presse tunisienne, elle aussi, n'a pas hésité un instant à enflammer le public.
Pourtant et juridiquement parlant, rien n'interdit dans la législation tunisienne à un citoyen tunisien de se rendre dans tout autre pays et n’importe quelle région du monde.
L'article 10 de la constitution tunisienne garantit, de manière explicite, la liberté de circulation à l'intérieur et à l'extérieur du pays.
La législation garantit aussi la liberté du travail ; de plus il n’existe aucune loi tunisienne interdisant de se rendre en Israël et de contacter des Israéliens, ou qui condamnerait ceux qui ne s’en privent pas.
Ainsi, contrairement à certains de mes camarades musulmans et/ou arabes de la Ména, ma contribution à cette agence de presse est absolument licite au regard de la loi tunisienne.
Il importe, de plus, de conserver à l’esprit que tous les Juifs d'origine tunisienne conservent leur nationalité et bénéficient des mêmes droits que les autres citoyens.
Je me demande ainsi quel le motif légal les avocats désireux d’ester en justice contre Mohsen Cherif invoqueront-ils dans leurs plaidoiries. A moins, bien sûr, qu’il ne s’agisse que d'une opportunité populiste à saisir pour se médiatiser et se faire de la publicité gratuite...
Mohsen Cherif n’a pas commis de faute en interprétant des chants juifs tunisiens, car ces chants participent du patrimoine musical national. C’est une richesse que nos artistes n’ont pas uniquement le droit, mais aussi le devoir de préserver.
Il n’a pas non plus péché en chantant devant un parterre de Juifs originaires de Tunisie, car ces gens demeurent Tunisiens, même s’ils ont opté, pour la plupart, pour d’autres nationalités.
Dans cette tempête de voix inquisitrices soulevées contre Mohsen Cherif et les deux autres chanteurs, une poignée de sages ont pris leur défense, avançant que l'affaire est purement matérielle, une banale affaire de sous, qui ne mérite en aucun cas cette hyper médiatisation".
Selon ce point de vue, tout le monde sait, depuis la nuit des temps, que spectacle rime toujours avec argent, et que chaque artiste vivant de son art ne peut s’empêcher de se plier aux exigences du métier ; c’est-à-dire plaire aux spectateurs, flatter leur égo, et les amuser, au risque de paraître parfois infantile.
L’artiste, comme le chauffeur de taxi ou l’épicier du coin, n’a pas à choisir ses clients, c’est plutôt l’inverse qui se vérifie la plupart du temps.
L’artiste se produit là où il est sûr d’empocher le plus gros cachet. Ceux qui affirment que l’argent est le dernier de ses soucis – et ils sont nombreux, ces derniers temps, à le prétendre –, se complaisent dans le mensonge et pratiquent la morale de supermarchés.
D'autres intellectuels tunisiens ont confirmé le droit, pour les Juifs d'origine tunisienne, de perpétuer, lors des réjouissances familiales, l'empreinte traditionnelle du pays de leur enfance. Aucun de ces intellectuels, cependant, n’a clairement affiché son avis concernant les possibilités de normalisation des relations entre la Tunisie et l'Etat hébreu.
La peur de provoquer un nouveau Tsunami sur Facebook, sans doute.
Note :
18:48 Publié dans LES INFOS D ISRAEL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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