10.02.2012
LA NEWSLETTER DE METULLA AGENCY -
La mise en scène d’atrocités israéliennes pourrait constituer un crime de guerre (info # 011002/12) [Réinformation]
Par Stéphane Juffa, avec Sami El Soudi et Sandra Ores ©Metula News Agency
Nous revenons sur l’incident s’étant déroulé le 25 janvier dernier dans le village d’Al-Dirat, en Cisjordanie, dans la région d’Hébron. Cet incident a déjà fait l’objet d’une dépêche de notre part, datée du 30 janvier, intitulée "Nouvelle imposture anti-israélienne d’un photographe de l’AFP (avec Wafa)".
Elle concernait le reportage photographique réalisé par Hazem Bader de l’AFP, qui prétendait, images à l’appui, qu’une "remorque" tirée par un tracteur agricole, lui-même conduit par un soldat israélien, avait roulé sur les jambes d’un ouvrier de construction, plus tard identifié comme étant Mahmoud Abou Q’beita [1].
Procédant à une enquête sur place, comprenant l’interrogation de civils palestiniens ainsi que de soldats israéliens, la Metula News Agency est parvenue à la conclusion indiscutable, selon laquelle cet incident procède d’une mise en scène réalisée par le photographe de l’AFP Hazem Bader, et rendue publique par l’Agence France Presse, ainsi que par l’agence de presse semi-officielle palestinienne WAFA.
Le premier février 2012, l’armée israélienne, sur la base de sa propre enquête et de celle de la Ména, à laquelle Tsahal se réfère, a publié un communiqué déclarant que la version de l’AFP était constitutive d’une imposture.
L’unité du porte-parole de Tsahal ainsi que des journalistes de la Ména, comme mentionné dans ledit communiqué, informent qu’ils ont tenté, sans succès, d’intervenir auprès du bureau hiérosolomytain de l’Agence France Presse afin que celui-ci revienne sur l’imposture, mène une enquête de son cru et sanctionne le journaliste metteur en scène.
L’ambassade d’Israël à Washington s’est également emparée de l’affaire et a adressé un avertissement documenté à la presse des Etats-Unis, demandant aux media de ce pays de publier une rectification, et émettant l’hypothèse d’une mystification.
Non contente d’avoir diffusé une mise en scène destinée à stigmatiser la "barbarie" de l’armée israélienne, l’agence française s’est fendue, à son tour, d’un communiqué, en date du 3 février dernier. Dans cette annonce, rédigée uniquement en langue anglaise, l’AFP prétend répondre aux "fausses accusations" relatives à l’"image" prise, le 25 janvier, dans le village d’Al-Dirat.
Le site info-palestine.net a procédé à la traduction française du communiqué de l’AFP, que nous soumettons à nos lecteurs après en avoir contrôlé le contenu, et l’avoir jugé conforme à l’original.
Le bureau de Jérusalem de l’agence française y affirme avoir interrogé des "représentants de la presse", présents sur les lieux, et visionné une vidéo montrant l’ouvrier en construction Mahmoud Abou Q’beita enlevé sur une civière.
Se basant sur la "conviction" des journalistes palestiniens présents sur place – il n’y avait sur les lieux aucun reporter non arabe -, l’AFP affirme la véracité de l’évènement et rejette les critiques formulées par la Ména (sans la citer), l’armée israélienne, et l’ambassade d’Israël aux USA.
L’agence française produit, dans son communiqué, deux éléments supplémentaires afin d’"établir" l’authenticité de l’incident.
Il s’agit, d’une part, d’un très étrange rapport médical, en arabe, qui aurait été émis par l’hôpital de Yatta, ainsi que, d’autre part, d’une interview du "martyr" Mahmoud Abou Q’beita.
Reste que ces documents sont truffés de contradictions, de contre-vérités et d’informations troublantes. Nous en voulons pour preuve que chacune des sources prétendant à la véracité de l’incident définit différemment la nature du véhicule qui aurait roulé sur le "malheureux" Abou Q’beita.
Pour Hazem Bader et l’AFP, dans la légende de la photo qui a été initialement diffusée, ce serait la remorque d’un tracteur, qui aurait été conduit par un militaire israélien, qui aurait roulé sur les deux jambes de Q’beita, tandis que ce dernier essayait de l’empêcher d’avancer [1].
Al-Dirat, presque aussi grave qu’A Dura
Personne n’est mort ? Dans l’Affaire A-Dura non plus !
Pour l’hôpital de Yatta, en revanche, dans son communiqué "médical", Q’beita n’aurait été touché qu’à sa jambe droite, alors que c’est un "véhicule militaire israélien" qui lui aurait infligé ses blessures.
Quant au principal intéressé, Mahmoud Abou Q’beita, dans son témoignage, il certifie avoir été heurté à deux reprises par le tracteur lui-même, dont un soldat hébreu aurait pris les commandes.
Dans une affaire de désinformation, dans laquelle chaque détail compte afin d’établir la réalité des faits, ces contradictions grossières sont, à tout le moins, incompatibles.
Sur la photo qui suit, on distingue, sans équivoque, que c’est un civil palestinien qui conduit le tracteur, alors qu’Abou Q’beita se trouve toujours à terre, DEVANT les roues de la remorque.
A ce sujet, nous remarquons que trois autres photos non publiées prises par Hazem Bader montrent également, à divers moments de l’incident, que c’est toujours le même conducteur palestinien qui se trouve au volant. Aucune des nombreuses images du reportage ne présente de soldat israélien aux commandes, pas plus que de véhicule de l’armée dans les parages.
Au moment où Q’beita se "tord de douleur" au sol,
c’est un civil palestinien qui tient le volant
Etrangement, pour un évènement "authentique", tant sur la vidéo dont parle l’AFP que sur les dizaines de photos du reportage, il n’existe aucune image montrant le moment où la roue d’un quelconque véhicule aurait écrasé le corps du blessé imaginaire. Ceci est d’autant plus surprenant que le photographe a publié des images de la scène de l’incident prises avant le "supplice" qu’aurait subi Abou Q’beita.
Les "représentants de la presse" cités par l’AFP se trouvaient également sur place bien avant l’incident afin de couvrir une manifestation de civils palestiniens s’opposant à la destruction par Tsahal d’une maison en cours de construction, sans autorisation idoine. Aucun de ces reporters – nous en dénombrons cinq au minimum -, n’a cependant réussi, non plus, à prendre la moindre photo de l’incident.
D’autre part, tous les témoins présents s’accordent, à l’instar d’Hazem Bader, pour déclarer qu’Abou Q’beita s’est volontairement couché devant les roues de la remorque, afin de tenter d’empêcher celle-là d’avancer. Sur toutes les photos à disposition, Abou Q’beita se trouve toujours DEVANT les roues de la remorque, ceci indiquant, avec valeur de preuve, que ces roues n’ont pas passé sur son corps ; ce, même si la "victime" hurle de "douleur".
Reste que, selon le "martyr", dans son témoignage, il ne s’est pas jeté devant les roues de la remorque, mais il se rendait à l’endroit où il avait déposé ses affaires, afin de récupérer son téléphone et sa carte d’identité, quand le tracteur l’a heurté.
Quant au soi-disant rapport médical de l’hôpital de Yatta, dont les médecins ont été interrogés par des employés palestiniens de l’AFP, il est lui aussi édifiant :
"Prescription de l’hôpital de Yatta pour Mahmoud Abou Q’beita à l’attention de qui de droit. La personne désignée ci-dessus a été soignée au service des urgences de l’hôpital. Elle souffrait d’une grave douleur à la jambe droite. Elle a déclaré qu’un véhicule militaire israélien avait roulé sur elle. Lors de l’examen médical, nous avons constaté qu’elle souffrait du genou droit, d’une douleur dans le bassin, d’une autre dans le cou, et qu’elle avait des difficultés pour marcher. Nous l’avons radiographiée aux rayons X et avons trouvé des fractures. Il lui a été conseillé de consulter le département d’orthopédie".
Voici ce que nous avons à en dire :
1. Si Mahmoud Q’beita avait été amené à l’hôpital par ambulance, cet élément figurerait probablement sur le rapport médical, comme c’est le cas de la plupart des rapports de traitement d’hôpitaux en de pareilles circonstances.
Cela corrobore d’ailleurs le témoignage de la "victime", qui déclare : "oui, je suis allé à l’hôpital, ils m’ont examiné et m’ont soigné (…)".
Abou Q’beita s’est effectivement rendu à l’hôpital par ses propres moyens. D’autre part, d’autres témoignages nous permettent de confirmer que Q’beita avait effectivement été hissé sur une civière, mais c’était avant d’être examiné par une équipe médicale du Croissant-Rouge palestinien et une autre de Tsahal. Après ces examens concordants, aboutissant à la certitude que Q’beita ne souffrait d’aucune blessure, ce dernier s’est levé et a quitté la scène par ses propres moyens et sur ses deux jambes.
Il serait fort étonnant que quelqu’un sur lequel aurait roulé un tracteur de type Fiat 450 (nous l’avons identifié), pesant environ 2300 kilos, puisse ensuite se rendre dans un hôpital, autrement que couché dans une ambulance.
2. "Il souffrait d’une grave douleur à la jambe droite" (communiqué de l’hôpital de Yatta). "Graves douleurs" ne procède pas, habituellement, d’un diagnostic médical. Après consultation de médecins urgentistes, on parlerait, soit "de graves blessures", soit, de "douleurs aigües".
3. "Il a déclaré qu’un véhicule militaire israélien avait roulé sur lui" (communiqué de l’hôpital de Yatta). Quelqu’un ment : soit les médecins de l’hôpital ont mal compris les dires de Q’beita, soit la "victime" leur a "vendu" une version différente de son aventure.
4. "Nous l’avons radiographié aux rayons-X et avons trouvé des fractures" (communiqué de l’hôpital de Yatta). Cette formulation n’est pas du tout médicale : dans tous les communiqués médicaux que nous avons consultés, il est indiqué à quel endroit du corps les fractures ont été constatées. Dans le cas présent, les médecins auraient dû localiser des fractures "au niveau du tiers supérieur du tibia gauche", ou le "fracas de la malléole externe droite", etc… et en faire état.
5. "Il lui a été conseillé de consulter le département d’orthopédie" (communiqué de l’hôpital de Yatta). C’est ici, certainement, l’élément le plus cocasse de ce rapport ; lorsque vous êtes admis aux urgences d’un établissement hospitalier et que l’on vous diagnostique de graves fractures (multiples, car fractures est au pluriel dans le rapport), on ne vous "conseille" pas de vous rendre au département orthopédique, mais on vous y amène, derechef, et sans vous demander votre avis, sur un brancard. L’hôpital de Yatta suit décidément d’étranges procédures…
En réponse à des questions posées, le 1er février (mais par qui ? l’AFP ne le mentionne pas), Mahmoud Abou Q’beita assure être disposé à parler avec toute personne qui s’intéresse à son histoire, à lui permettre de le prendre en photo, ainsi que sa jambe.
Nous verrons si nous ferons usage de ces dispositions encourageantes. Mais ce qui nous semble autrement plus important dans la démonstration de la vérité, ce serait que Q’beita se soumette à un examen médical, effectué par des médecins spécialisés, non-palestiniens et au-dessus de tout soupçon sensé.
Et dans cette affaire, au contraire des circonstances prévalant dans l’affaire A Dura, où, en dépit des assurances de la direction de France Télévisions d’amener Jamal A Dura à Paris pour qu’il y soit examiné, ce dernier se garde scrupuleusement de quitter la bande de Gaza, le "martyr" d’Al-Dirat est accessible.
Il existe cependant une similitude intéressante entre les deux cas : à l’instar de Jamal (le "père" de Mohammed), Mahmoud Abou Q’beita présente également des cicatrices provenant d’une blessure antérieure, comme en témoigne le médecin de Tsahal. Ce détail, d’apparence anodine, laisse toutefois penser que ces mises en scène pourraient être préméditées, et leurs acteurs choisis à l’avance.
Dans le cas d’Al-Dirat, la tentative de bidouillage pourrait bien également se retourner contre ses auteurs, puisque ça ne sera qu’une question de semaines, avant que la Ména palestinienne, en principe, ne soit en mesure de dévoiler, de façon circonstanciée, l’accident précédent, responsable des cicatrices sur la jambe du "martyr".
Les metteurs en scène palestiniens de ces "atrocités" israéliennes fonctionnent selon des trames grossières, et ils n’ont pas à l’esprit, qu’à l’ère de l’Internet, il est strictement impossible de dissimuler ce genre d’avatars.
L’incident ayant eu lieu dans la zone C de l’Autorité palestinienne, celle soumise exclusivement à la gestion israélienne, il conviendra que les autorités de l’Etat hébreu fassent parvenir au principal intéressé une invitation très claire à se soumettre volontairement à un examen du genre que nous préconisons.
L’armée israélienne a, pour sa part, diffusé le témoignage du lieutenant Liron Hamo, qui se trouvait à la tête de la petite unité chargée de démolir la construction illégale, et que l’AFP contribue à accuser d’un crime de guerre.
"J’avais remarqué", atteste l’officier en charge, "que l’un des hommes avec qui nous discutions au départ avait changé d’attitude. J’ai senti qu’il cherchait d’autres moyens de se faire entendre et d’attirer l’attention. Le ton est un peu monté, et il est devenu plus violent en signe de provocation (…).
Voyant que ses arguments ne parviendraient vraisemblablement pas à convaincre les soldats de l’administration civile, l’homme en question s’élance alors vers un tracteur immobile, situé à quelques mètres des soldats, et se jette sous ses roues.
Le tracteur ne bougeait pas, et le moteur était éteint (…)", précise le lieutenant Liron Hamo.
"Mon premier réflexe", poursuit l’officier, "face aux cris du Palestinien toujours cloué au sol, est d’appeler l’urgentiste de mon unité afin qu’il l’examine".
Après quelques minutes, l’urgentiste de Tsahal conclut que la blessure du Palestinien à la jambe est antérieure, et qu’il n’a pas été blessé par les mouvements du tracteur. En fait, il confirme ce que tous les gens présents ont vu.
"Notre rôle", termine Liron Hamo, "consiste à protéger tous les habitants de la région, Israéliens comme Palestiniens. D’ailleurs, le premier infirmier à avoir examiné l’homme de la photo était un soldat urgentiste de Tsahal, dont le diagnostic a été confirmé par un deuxième urgentiste, palestinien, du Croissant-Rouge. Je les ai personnellement tous les deux appelés à se rendre sur les lieux".
Il est évident, pour tout esprit équilibré et serein, que si l’Agence France Presse avait eu l’intention d’informer au sujet de l’incident d’Al-Dirat, elle aurait également fait part de la version israélienne des faits, caractérisée notamment par le témoignage du lieutenant Hamo.
Il n’y a, assurément, aucun motif logique ou légitime à privilégier la version émanant du côté Palestinien, en négligeant celle des Israéliens, au point de dissimuler jusqu’à son existence. L’armée israélienne n’est guère connue pour sa propension à participer à des entreprises de propagande, ce qui est loin d’être le cas de l’Autorité Palestinienne et du Hamas.
Au vu des éléments contenus dans notre dépêche précédente sur cette nouvelle affaire, ainsi que dans le présent article, on comprendra, assez facilement, que nous n’accordons aucun crédit au communiqué de l’AFP, qui conclut par le renouvèlement de la confiance de l’agence française en son photojournaliste, et qui affirme ne pas croire "à la mise en scène de cet évènement".
Au contraire ! Il nous semble que la coupe est pleine, et qu’il est grand temps que l’AFP, ainsi que les media français, comprennent enfin qu’ils ne peuvent pas, impunément, imputer des atrocités à caractère sadique aux habitants d’Israël et à leurs soldats.
Il est temps que ces confrères saisissent que ce qui se déroule dans la région ne s’apparente pas à un jeu, et que les mots et les photos truquées tuent, aussi bien, sinon mieux, que les balles de fusils.
D’autres images de mises en scène du même type, ces derniers jours, sont venues s’ajouter à la démarche visant à faire passer la nation d’Israël pour une nation "prenant plaisir à maltraiter ses voisins", pour reprendre l’expression d’un célèbre article du Monde.
D’ailleurs, nous observons, avec une satisfaction qui n’a rien de cynique, qu’aucun media français main stream n’a, cette fois, emboîté le pas de l’AFP. Il est vrai, que, dans l’affaire d’Al-Dirat, l’imposture est encore plus grossière et détectable à vue d’œil que dans la Controverse de Netzarim.
Cette fois-ci, nous n’avons trouvé, en France, que des sites propalestiniens, islamistes et/ou racistes pour répercuter cette "information".
Il est temps que l’AFP et les media français s’aperçoivent enfin, qu’Arabes et Israéliens sont condamnés à vivre ensemble et côte à côte ; que les différends objectifs qui menacent la paix existent en suffisance de nombre et de qualité, pour ne pas ajouter, de manière irresponsable, des ferments supplémentaires et artificiels conduisant à la haine mutuelle.
Dans le cas de l’AFP, cette affaire survient à la suite de moult avertissements de notre part, visant des comportements similaires, ces dernières années. Vu la gravité de la situation que nous décrivons, nous avons consulté des avocats internationaux de renom, qui prétendent que la diffusion de mises en scène de nature à fomenter des haines entre des parties en conflit pourraient fort bien s’apparenter à des crimes de guerre. Ce, d’autant plus, si les mécanismes de manipulation de ces fausses informations ont été déconstruits, les uns après les autres, faisant précédemment l’objet, dans la Ména, d’enquêtes approfondies et concluantes.
Dans le cadre de cette nouvelle affaire, et vu sa pestilence, la direction de la Metula News Agency a décidé de saisir les autorités israéliennes, en leur présentant nos articles, ainsi que les autres preuves que nous avons recueillies.
Notre avis est que la justice israélienne doit être saisie des agissements morbides et systématiques de l’officine hiérosolomytaine de l’Agence France Presse. Car le temps est également venu de sévir. Nous articulons cette conclusion qui est la nôtre, tout en étant parfaitement conscients des dangers existant dans l’intervention de la justice ou d’un Etat dans le travail des journalistes. Certes, mais ce que fait l’AFP dans notre région ne s’apparente plus, depuis longtemps, à du journalisme.
Note :
[1] Traduit de l’anglais :
"Un ouvrier en construction palestinien crie de douleur, après qu’un soldat israélien ait fait rouler une remorque accrochée à un tracteur sur ses jambes, alors qu’il tentait de le bloquer, au moment où les forces israéliennes arrêtaient les ouvriers qui construisaient une maison à al-Dirat, un village au sud de Yatta, dans le sud d’Hébron, en Cisjordanie. Les forces israéliennes ont enlevé l’équipement et la remorque aux ouvriers de la construction, le site est situé en Zone C occupée, où Israël empêche les Palestiniens de construire sur leurs terres". (AFP)
MetulaNews
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18:47 Publié dans AU FIL DE L'INFO DE GUYSEN, NETANYAFOLIE LA COTE D'AZUR ISRAELIENNE, Source!Metulla Agency |












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