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19.03.2010

DU RAV PINTO-PARACHA VAYIKRA

Soutenez nos diffusions en dédiant des Hala’hot et des Divré Torah à la guérison de nos malades, ou à l’élévation de l’âme de nos défunts.

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« Toute maison fermée à la Tsédaka, s’ouvrira aux médecins.

Toute maison ouverte à la Tsédaka, sera fermée aux médecins. »

(Midrash Rabba sur Shir Ha-Shirim, Parasha 6 parag.11)

Pour toute question d’Hala’ha, écrivez nous à question@ravdavidpitoun.com

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PARaSHAT HA-SHAVOUA

Vaykra

Pour les personnes qui désirent vendent leur ‘Hamets, voici les liens vers le consistoire de Paris :

http://www.consistoire.org/documents/3808/Pouvoir_de_vent...
Pour ceux qui n'ont pas de fax, voici le lien pour le faire en ligne :
http://www.consistoire.org/pouvoir_de_vente_en_ligne,787....

Ces Divré Torah sont dédiés à

la Refoua Shelema – la guérison complète de :

l’élévation de l’âme de :

Ma maman Marcelle Simi Bat Léah ; mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha ; du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita) ; l’enfant Yo’heved Mazal Bat ‘Hassiba (fille de Yéhouda et Eva ALLOUN) ; Its’hak Ben ‘Aïsha ; I’hya Nathan Yossef Aharon Ben Déborah ; Yonathan Yehouda Ben Aviva ; Marc Samuel Ben Rosa Vé-Nessim Hadjadj ; Sarah Bat Miryam ; ‘Haïm Ben Yéhouda ; Avraham Moshé Ben Miriam Tova ; Yit'hak Ben Avraham ; Ra'hamim ben Flila MIMOUN ; Chmouel Ben Sophie Messaouda ; Jeremy Nissim Ben Michelle ; ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

Elle est aussi dédiée à la santé de la famille ARBIB.

Ora Bat Myriam (Boukobza) ; Georges Yitshak ben Chlomo ; Tsipora Bat Esther ;’Hemissa Bat Sarah ; ‘Haya Myriam Bat Ayala ; Mévora’h Ben Mordé’haï NAKACHE ; Méssa’ouda Bat Ya’akov NAKACHE

La ‘Anava (humilité)

« Hashem appela Moshé… » (Vaykra 1-1)

Le mot « Vaykra » - qui est le 1er mot de notre Parasha et du 3ème livre de la Torah - signifie « Il appela ». Dans le Sefer Torah, on remarque qu’il est écrit avec un Alef de plus petite taille que les autres lettres.

Le Ba’al Ha-Tourim explique que Moshé Rabbenou ne voulait pas écrire le mot « ויקרא » (« Vaykra ») mais plutôt « ויקר » (« Vaykar ») qui provient de la racine « מקרה » (« Mikré ») qui signifie « Hasard ». En effet, Moshé Rabbenou – dans sa grande humilité - ne voulait pas avoir la prétention de dire qu’Hashem lui parlait à tout moment, mais seulement de façon « hasardeuse ». Mais Hashem lui ordonna d’écrire le mot « ויקרא » (« Vaykra »), et Moshé Rabbenou l‘écrivit avec un petit Alef ויקרא »).

Mais on peut se demander pourquoi la Torah choisit-elle particulièrement la Parasha de Vaykra pour nous donner une allusion à la ‘Anava (humilité) ?

Le Gaon auteur du livre Ben Porat Yossef répond en disant que cette Parasha traite des sacrifices. Or, nos maîtres enseignent dans la Guemara Sota (5b) :

Toute personne qui fait preuve d’humilité, la Torah considère que cette personne a offert tous les sacrifices, comme il est dit dans le livre de Tehilim (51-19) :

« Les sacrifices à Hashem sont représentés par un esprit pénitent, car un cœur brisé et abattu, ô Hashem, tu ne le dédaignes jamais. »

C’est donc pour cette raison que l’allusion à la ‘Anava est donnée dans la Parasha de Vaykra.

Nos maîtres enseignent dans la Guemara Sota (49b) :

Depuis la disparition de Rabbi (Rabbi Yehouda Ha-Nassi, le compilateur de tous les enseignements de la Mishna, que l’on surnomme aussi « Rabbenou Ha-Kaddosh »), la ‘Anava (humilité) a disparue. Rav Yossef fit remarqué : « Il ne faut pas dire que la ‘Anava a disparue car il y a encore moi ! »

On peut s’étonner de la réaction de Rav Yossef.

En effet, y a-t-il plus grande expression d’orgueil que de dire sur soi même que l’on est humble ?!

Mais en réalité, Rav Yossef nous donne ici une très grande leçon en matière de ‘Anava.

Nous savons que Rav Yossef est tombé gravement malade pendant une certaine période de sa vie, au point d’en oublier tout ce qu’il avait étudié. Lorsqu’il guérit, il resta aveugle et ses élèves durent lui réapprendre tout ce qu’il avait étudié.

Y a-t-il plus grande preuve de ‘Anava ?!

Une sommité de la Torah comme Rav Yossef qui accepte le fait de devenir d’une certaine manière l’élève de ses propres élèves, uniquement dans le but de goûter de nouveau à la connaissance de la Torah qu’il a perdue.

Il peut donc largement prétendre être quelqu’un de ‘Anav, et nous montre que la véritable ‘Anava est celle qui exprime la vérité, et non celle dont certaines personnes font preuve stupidement (‘Anava Pessoula ou fausse modestie).

On raconte que le Gaon Rabbi ‘Azriel HOROWITZ z.ts.lRav de la ville de Louvlin – rendit visite au Gaon Rabbi Its’hak Ya’akov HOROWITZ z.ts.l, plus connut sous le nom de « ‘Hozé Mi-Louvlin ».

Rabbi ‘Azriel lui dit :

« J’ai entendu que tu admets toi-même ne posséder ni connaissances en Torah, ni bonnes actions. Comment ce fait-il donc que tu adoptes l’attitude d’un Grand Rav à la tête de milliers de ‘Hassidim ? »

Le ‘Hozé Mi-Louvlin lui répondit naïvement :

« Que puis-je faire ?! Ils sont très nombreux à venir me rendre visite ! »

Rabbi ‘Azriel lui dit :

« Ecoute mon conseil : ce Shabbat, lorsque tous tes ‘Hassidim seront réunis autour de ta table, lèves toi et dis leur la vérité. Dis leur que tu n’es qu’une cruche vide de tout contenu, que tu ne possède ni Torah, ni crainte du Ciel, et tu verras qu’ils ne viendront plus te visiter. »

Le Shabbat, le ‘Hozé Mi-Louvlin suivit le conseil de Rabbi ‘Azriel et lorsque des centaines de ‘Hassidim se réunirent chez lui, il se leva et déclara avec peine et tristesse :

« Messieurs, je me vois dans l’obligation de vous informer que vous vous trompez grandement à mon sujet car je ne suis qu’un homme insignifiant qui ne possède ni Torah, ni bonnes actions, et vous n’avez rien à apprendre de moi ! »

Les ‘Hassidim entendirent et furent impressionnés de la grande humilité de leur maître. Ses propos se diffusèrent et de près comme de loin, de nombreux ‘Hassidim s’ajoutèrent à ceux du ‘Hozé Mi-Louvlin et ils furent de plus en plus nombreux à venir lui rendre visite et demander sa Bénédiction.

Quelques temps plus tard, Rabbi ‘Azriel rencontra le ‘Hozé Mi-Louvlin et lui demanda s’il avait suivit son conseil. Le ‘Hozé Mi-Louvlin lui répondit :

« Effectivement, j’ai suivit ton conseil, mais j’ai malheureusement obtenu le résultat contraire ! Les gens ont crus que je parlais par humilité et ils sont maintenant encore plus nombreux à me rendre visite ! »

Rabbi ‘Azriel lui dit :

« Les gens sont comme ça ! Ils s’attachent toujours à ceux qui font preuve d’humilité. Mais écoute mon nouveau conseil : ce Shabbat, lorsque tous tes ‘Hassidim seront réunis autour de ta table, lèves toi et dis leur que tu es en réalité l’un des Grands maîtres de cette génération et que ta crainte du Ciel prime sur ta connaissance dans la Torah, et tu verras que cette expression d’orgueil les fera fuir définitivement. »

Le ‘Hozé Mi-Louvlin lui répondit :

« Ca je ne peux pas le faire, car même si je suis quelqu’un d’insignifiant et sans la moindre valeur, je ne suis quand même pas un menteur !! »

Shabbat Shalom

05:05 Publié dans FFEUILLET DE SHABAT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11.03.2010

DEVRE THORA- VAYAKREL-PEKOUDE

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(Midrash Rabba sur Shir Ha-Shirim, Parasha 6 parag.11)

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PARaSHAT HA-SHAVOUA

Vayakhel – Pékoudé

Shabbat Ha-‘Hodesh

 

Ces Divré Torah sont dédiés à

la Refoua Shelema – la guérison complète de :

l’élévation de l’âme de :

Ma maman Marcelle Simi Bat Léah ; mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha ; du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita) ; l’enfant Yo’heved Mazal Bat ‘Hassiba (fille de Yéhouda et Eva ALLOUN) ; Its’hak Ben ‘Aïsha ; I’hya Nathan Yossef Aharon Ben Déborah ; Yonathan Yehouda Ben Aviva ; Marc Samuel Ben Rosa Vé-Nessim Hadjadj ; Sarah Bat Miryam ; ‘Haïm Ben Yéhouda ; Avraham Moshé Ben Miriam Tova ; Yit'hak Ben Avraham ; Ra'hamim ben Flila MIMOUN ; Chmouel Ben Sophie Messaouda ; ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

Elle est aussi dédiée à la santé de la famille ARBIB.

Ora Bat Myriam (Boukobza) ; Georges Yitshak ben Chlomo ; Tsipora Bat Esther ;’Hemissa Bat Sarah ; ‘Haya Myriam Bat Ayala

 

Shabbat Ha-‘Hodesh

 

Le Shabbat qui précède RoshHodesh Nissan est surnommé « Shabbat Ha-‘Hodesh ».

On sort 2 Sifré Torah :

  • Dans le premier, on lit la Parasha de la semaine (cette semaine 2 Parashiyot Vayakhel et Pekoudé)
  • Dans le deuxième nous lisons le passage de « …Ha-’Hodesh Hazé… » dans Parasha de Bo. On lira ensuite la Haftara de Shabbat Ha-‘Hodesh (et non celle de Pékoudé)

 

1. Vayakhel

 

Un don : qualité ou quantité ?

 

Les princes amenèrent les pierres de Shoham, ainsi que les pierres à insérer pour le Efod et le Pectoral. (Shemot 35-27)

 

Le Choham est une pierre précieuse.

Le Cohen Gadol portait sur sa poitrine, le Pectoral (‘Hoshen) avec le Efod, dans lequel étaient insérées 12 pierres précieuses.

 

Les matériaux de grandes valeurs étaient d’une grande nécessité dans le Mishkan.

L’or, l’argent, les précieuses étoffes, ainsi que les pierres précieuses.

Mais ce qui était le plus précieux dans le Mishkan, c’était les fameuses pierres du Efod, que portait le Cohen Gadol sur sa poitrine.

 

C’est justement ce qui éveille l’étonnement.

 

Pourquoi la Torah mentionne t-elle, en dernière position, la contribution la plus importante pour le Mishkan, à savoir ces fameuses pierres du Efod, que les princes des 12 Tribus d’Israël, ont offerts personnellement ? Au contraire, il aurait été plus logique qu’une contribution aussi importante, occupe la première place dans l’ordre de citations des diverses contributions matérielles offertes au Mishkan ?!

 

En réalité, cette remarque a déjà été retenue par l’un de nos plus grands commentateurs, l’auteur du OR HA‘HAÏM (RabbenouHaïm BEN ‘ATAR z.ts.l Israël 18ème siècle).

Il explique cette ambiguïté, au moyen d’un enseignement du Midrash, dans lequel on demande : Comment les Princes des Tribus se sont-ils procurés des pierres aussi précieuses, dans le désert, endroit ou rien ne pousse ? Et le Midrash répond grâce à un verset de Mishlé (chap.25) :

« Des nuages et du vent, mais point de pluie ! Tel est l’homme qui fait grand bruit de ses dons illusoires. »

Or, dans ce verset, le terme qui désigne « les nuages », est « NESSIIM », le même terme que l’on utilise pour désigner « les Princes d’Israël ».

Voici donc le sens du verset de notre Parasha.

Les Nessiim (les princes) amenèrent les pierres … Les « Nessiim » dont il s’agit ici, représentent les nuages protecteurs qui accompagnaient les Béné Israël en permanence.

Ce sont donc ces nuages qui apportèrent – de façon miraculeuse – les pierres précieuses aux portes des tentes des Princes de Tribus, qui les offrirent ensuite au Mishkan.

 

Selon cette idée, le Saint OR HA’HAÏM poursuit en disant que c’est justement pour le fait de ne pas s’être investis dans l’effort de la Mitsva de contribuer au Mishkan, que leur contribution n’est citée qu’en dernier, parmi les contributions au Mishkan.

Tout ceci, uniquement parce qu’Hashem n’évalue pas le don selon sa taille, mais uniquement selon l’effort investit par le donateur.

 

Les Princes de Tribus ont quand même bénéficiés d’un miracle considérable, puisqu’il n’est pas donné à chacun que l’on fasse parvenir des pierres précieuses jusqu’à sa porte ! Il est évident qu’ils n’ont bénéficiés d’un tel miracle uniquement grâce à leur grande droiture aux yeux d’Hashem.

Malgré tout, dans le domaine de l’importance des donations pour le Mishkan, une telle contribution - sans effort de la part du donateur – est considérée par Hashem comme la moins importante.

 

C’est pour cette raison qu’à plusieurs reprises, la Torah a rattaché la générosité à la pensée du cœur, car aux yeux d’Hashem, la générosité est indissociable du cœur.

Nous savons qu’en général, on est toujours plus attaché à une chose qui nous appartient – même si elle est sans prétention particulière – plutôt qu’à une chose d’une plus grande valeur matérielle, mais qui ne nous appartient pas (Rotsé Adam Bekab Shelo, Yoter Mishné Kabim ShelHavero).

Ceci s’explique tout simplement par le fait que la personne a travaillé et qu’elle s’est investit dans ce qui lui appartient.

L’investissement de sa personne, crée un lien sentimental entre l’individu et ce qui lui appartient. Il va en prendre soin, et il lui sera difficile de s’en séparer.

 

C’est la raison pour laquelle, les Béné Israël qui s’étaient tellement investis pour donner leurs contributions matérielles au Mishkan, attachaient une importance particulière à leurs donations, et c’est ce qui à fait mériter à leurs contributions d’être citées en tout début, avant même celles des Princes de Tribus.

 

Nous en déduisons une règle fondamentale dans l’accomplissement des Mitsvot.

 

On ne doit pas dire à son ami : « Voici de l’argent, achète pour moi un Loulav. » ou bien « Voici de l’argent, achète pour moi le nécessaire pour Shabbat. »

Au contraire, il faut s’investir nous même dans ces Mitsvot, en l’honneur d’Hashem, et c’est justement lorsqu’on accompli la Mitsva par nous même, qu’elle se valorise à nos yeux.

A ce moment là, même Hashem prendra en considération l’effort que cette Mitsva nous a coûté.

 

Nous avons constaté cette merveilleuse attitude chez nos maîtres qui se sont toujours investis pour les préparatifs de Shabbat, ainsi que pour l’accomplissement des Mitsvot. Cet investissement personnel les couvrait de la bénédiction pour toute la semaine.

 

2. Pekoudé

 

Que de Tsaddikim !!!!

 

Voici les chiffres de l’édification du Mishkan, le Mishkan du Témoignage, chiffres établis par Moshé… (Shemot 38-21)

 

Le Midrash explique que Moshé Rabbenou redoutait les mauvaises langues qui pourraient faire de la diffamation à son égard en prétendant que Moshé Rabbenou aurait détourné une partie des dons matériels offerts par les Béné Israël pour l’édification du Mishkan. C’est pour cette raison qu’il exigea que l’on établisse les chiffres exacts de toutes les quantités des matériaux précieux, offerts par Israël, afin que l’on puisse vérifier que tout avait bien servi à édifier le Mishkan.

Moshé eu raison puisque effectivement, les Bené Israël le soupçonnèrent d’avoir détourné une partie des dons, mais quand Moshé Rabbenbou leur montra les chiffres exacts de tout ce qui avait été offert et qu’il leur fit constater que tout avait été utilisé, les Bené Israël crurent Moshé Rabbenou.

 

Question

 

Le Gaon Rabbi Shelomo de RADOMSK demanda :

Comment les Bené Israël purent-ils soupçonner Moshé Rabenou d’une telle chose ? N’ont-ils pas vu Moshé Rabbenou renoncer à l’or et à l’argent lors de la sortie d’Egypte, quand tout le monde ne pensait qu’à prendre possession des richesses d’Egypte alors que Moshé Rabbenou s’occupait de trouver les ossements de Yossef Ha-Tsaddik ensevelis dans le Nil et sans lesquels les Béné Israël ne pouvaient pas quitté l’Egypte ?!!

 

Réponse

 

En réalité, tous les Béné Israël avaient tous conscience que chaque don offert pour l’édification du Mishkan doit émaner d’un cœur pur et d’une pensée sincère pour l’unique gloire d’Hashem. Le moindre don qui ne provenait pas d’une telle pureté d’esprit, n’avait pas sa place au sein du Mishkan. De ce fait, chacun se dénigrait à ses propres yeux en disant : « Ma contribution matérielle ne méritera certaine pas d’être acceptée dans l’édification du Mishkan ! Comment pourrais-je mériter un tel honneur ?! » Tout le monde allait trouver Moshé Rabbenou en lui demandant quels étaient les dons qui n’avaient pas été acceptés et qui n’avaient donc pas été ajoutés au Mishkan. Ils ne s’apaisèrent que lorsque Moshé Rabbenou leur démontra que tous les dons avaient été acceptés dans le Mishkan, comme une personne qui leur dit : « Vous êtes tous des Tsaddikim, vous avez tous le mérite que l’on accepte votre don pour l’édification du Mishkan ! »

 

Shabbat Shalom


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27.02.2010

DU RAV NESSIM SULTAN AIX EN PROVENCE

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25.02.2010

THORA- JEUNE D'ESTHER PARACHA TETSAVE

Paracha de la Semaine en pièce jointe en fichier WORD.

Pour l'ouvrir, cliquer sur le fichier et mettre enregistrer sous !

Et l'ouvrir avec le logiciel WORD

 

PARACHA TETSAVE – CHABBAT ZAKHOR

PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 18h10 • Sortie : 19h17

Lyon 18h04 • 19h08 Marseille 18h04 • 19h06

Strasbourg 17h49 • 18h55 Toulouse 18h20 • 19h22

Nice 17h56 • 18h59 Jerusalem 16h54 • 18h11

Tel-Aviv 17h14 • 18h13 Bruxelles 17h59 • 19h08

Los Angeles 17h28 • 18h24 New-York 17h25 • 18h25

Londres 17h16 • 18h25 Casablanca 19h06 • 20h02

 

De quoi parle notre Paracha? Les points principaux :

- La mitsva d’apporter de l’huile d’olive pour la ménora

- Hachem ordonne de consacrer les cohanim, prêtres, en les revêtant

d’habits particuliers

- Les vêtements des cohanim

- Les cohanim sont consacrés durant sept jours

- Le mizbéah hakétorét, l’autel destiné aux encens

 

Une fois qu’a été donné dans la parachat Terouma l’ordre de construire le Sanctuaire et ses ustensiles, la parachat Tetsavé continue par un ordre portant sur d’autres accessoires nécessaires à la préparation du culte dans le Sanctuaire. L’ordre est donné de prendre de l’huile pour le luminaire du Sanctuaire et de faire les vêtements saints dans lesquels se déroule le culte. Ce sont l’ephod, le ‘hochen et le méïl, qui sont des vêtements d’apparat pour le cohen gadol, outre la couronne du tsits et les vêtements communs aux cohanim ordinaires. Pour le culte dans le Sanctuaire, des détails sont donnés sur la sanctification de la kehouna et de l’autel, le culte de l’inauguration et le culte permanent. Il faut apporter le pain de Hachem chaque jour, c’est l’holocauste quotidien, et faire brûler l’encens pour parfumer le Sanctuaire, pour cela il faut l’autel de l’encens.

Chabat Zakhor

Ce Chabat s’appelle «Chabat Zakhor» parce qu’on lit dans le séfer Torah «Souviens-toi (Zakhor) de ce que t’a fait Amalek». C’est une mitsva de la Torah de lire cette parachah avec un mynian dans un séfer Torah cacher, c’est pourquoi il faut faire sortir le séfer le plus cacher qu’on ait.

*Les décisionnaires diffèrent sur la question de savoir si les femmes ont le devoir d’écouter la parachat Zakhor. Dans la pratique, les femmes ont l’habitude de s’efforcer d’entendre cette parachah avec le public.

 

Paracha TETSAVE :

http://www.torah-box.com/chavoua-tov/013_Tetsave-5770.pdf...

Paracha TETSAVE en vidéo : http://www.espacetorah.com

 

GARDE TA LANGUE

Se rappeler de ce qui est arrivé à Myriam

La Torah a donné un conseil général pour éviter le lachon hara et son châtiment: «Souviens-toi de ce que Hachem ton D. a fait à Myriam quand ils sont sortis d’Egypte», que nous nous rappelions dans notre coeur et en paroles la sévérité du châtiment qui a frappé Myriam. Bien qu’elle ait été une juste et une prophétesse, que le puits soit monté par son mérite, qu’elle n’ait parlé que de son frère qu’elle aimait comme son âme et qu’elle s’était mise en danger pour sauver de l’eau, et qu’elle n’en ait pas dit du mal, mais l’ait simplement comparé aux autres prophètes, sans parler devant lui ni devant beaucoup de gens, mais uniquement en secret, à son frère qui était saint, avec l’intention de construire le monde, et bien que Moché ne lui en ait pas voulu de ces paroles, malgré tout cela, toutes ses bonnes actions n’ont servi à rien et elle a été punie par la lèpre.

 

LES PIRKE AVOT : LES MAXIMES DES PERES

Les Maximes des Pères constituent un traité de la Michna. Il est de tradition d'en lire successivement un chapitre chaque Chabbat après midi, depuis le Chabbat suivant immédiatement Pèssah jusqu'au Chabbat précédant Chavouôt.

Avant lecture de chaque chapitre, le passage suivant est récité (Michna, Sanhédrin 10:1) :

Tout Israël a part au monde à venir, comme il est dit : « Et Ton peuple, tous des justes [justifiés], héritera pour toujours du pays, surgeon de Ma plantation, œuvre de Mes mains, pour la glorification » (Isaïe 60,21) (Sanhédrin 10:1)

Chapitre I

12. Hillel et Chamaï furent leurs disciples. Hillel disait : « Compte parmi les disciples d'Aaron : aime la paix et recherche-la sans cesse, aime les personnes et rapproche-les de la Tora. »

13. Hillel disait aussi : « Celui qui veut se faire un nom en perd sa renommée. Celui qui n'ajoute plus rien est à son terme. Celui qui ne cherche pas à s'instruire est passible de mort. Celui qui instrumentalise la couronne de la Tora en périra. »

14. Hillel disait encore : « Si je ne suis pour moi, qui le sera ? Mais quand je suis pour moi, que suis-je ? Et si ce n'est maintenant, quand le ferais je ? »

15. Chamaï disait : « Fais de l'étude de la Tora une occupation fixe. Parle peu et agis beaucoup ; accueille toute personne en lui faisant bonne figure. »

16. Rabban Gamliel disait : « Fais-toi un maître, défais-toi du doute et ne prélève pas la dîme avec approximation. »

17. Chimôn, son fils, disait : « Toute ma vie, j'ai grandi parmi les Sages, et n'ai rien trouvé de meilleur (baume) pour le corps que le silence. Ce n'est pas le commentaire qui est l'essentiel mais les actes. Celui qui parle beaucoup provoque le péché. »

18. Rabbi Chimôn, fils de Gamliel, disait : « par trois choses le monde subsiste : le jugement, la vérité et la concorde, ainsi qu'il est dit : ‘‘C'est avec vérité, justice et paix que vous jugerez à vos portes'' (Zacharie 8,16). »

 

Qu'est-ce que Pourim ?

http://www.consistoire.org/documents/3783/BrochurePourim2...

http://www.espacetorah.com/conference/pourim-v4069.html

http://www.viejuive.com/pdf/megilatesther.pdf

http://www.fr.chabad.org/media/pdf/272/oXXY2724954.pdf

La fête de Pourim est célébrée chaque année le 14ème jour du mois hébraïque de Adar (fin de l’hiver/début du printemps). Elle commémore le salut miraculeux du peuple juif dans l’ancien Empire perse du complot ourdi par Haman pour « détruire, exterminer et anéantir tous les juifs jeunes et vieux, enfants et femmes, en un seul jour. »

L’histoire en bref :

L’Empire perse du 4ème siècle avant l’ère commune s’étendait sur 127 pays et tous les Juifs en étaient les sujets. Après avoir fait exécuter son épouse, la reine Vashti, pour lui avoir désobéi, le roi Assuérus organisa un concours de beauté pour trouver une nouvelle reine. Une fille juive, Esther, trouva faveur à ses yeux et devint la reine – bien qu’elle refusât de divulguer quelle était sa nationalité.

Entre temps, l’antisémite Haman fut nommé premier ministre de l’Empire. Mordékhaï, le chef des Juifs (et le cousin d’Esther), défia l’ordre du roi en refusant de se prosterner devant Haman, qui portait l’effigie d’une idole sur sa poitrine. Celui-ci, exaspéré, convainquit le roi de promulguer un décret ordonnant l’extermination de tous les Juifs le 13ème jour de Adar – une date qui fut tirée au sort par Haman.

Mordékhaï galvanisa les Juifs et les convainquit de se repentir, de jeûner et de prier D.ieu. Pendant ce temps, Esther invita le roi et Haman à participer à un festin. Lors de ce festin, Esther révéla au roi son identité juive. Haman fut pendu, Mordékhaï fut nommé premier ministre à sa place et un nouveau décret fut promulgué, donnant au Juifs le droit de se défendre contre leurs ennemis.

Le 13ème jour de Adar, les Juifs prirent les armes et vainquirent leurs agresseurs, en tuant de nombreux. Le 14 Adar, il se reposèrent et célébrèrent leur victoire et le miracle de D.ieu.

Les pratiques de Pourim :

a) Écouter la lecture de la Méguila (le Livre d’Esther), qui relate l’histoire du miracle de Pourim. b) Donner des dons d’argent aux pauvres. c) Envoyer des cadeaux de nourriture à ses amis. d) Un joyeux festin de Pourim.

En outre, les enfants ont l’habitude de se déguiser à Pourim.

 

Les Mitsvot de Pourim

Apprenons les 4 "M" de Pourim - Méguila, Matanot laévyonim, Michloa'h Manot et Michté, qui nous amèneront au cinquième "M" : Machia'h

Cette année, Pourim tombe le dimanche 28 février 2010.

jeudi 25 février 2010, c'est le « jeûne d'Esther », on jeûne du matin au soir : le matin, on récite les Seli’hot et la prière Avinou Malkénou. Avant l'office de Min'ha, l'après-midi, on donne trois pièces de cinquante cents à la Tsédaka (charité) en souvenir de l'offrande du demi-sicle que chacun devait donner chaque année pour la construction et l'entretien du Temple. Dans la Amida, on rajoute la prière Anénou.

Samedi soir 27 février, après la prière du soir à la synagogue, on écoute attentivement chaque mot de la Méguila, le rouleau d’Esther.

Pourim, les enfants se déguisent (de préférence dans l'esprit de la fête).

Dimanche matin 28 février, ou éventuellement plus tard dans la journée :

1. on écoute à nouveau chaque mot de la lecture de la Méguila.

2. ce n’est qu’après avoir écouté la Méguila que l’on procède aux autres Mitsvot de Pourim : on offre au minimum deux mets comestibles à au moins un ami, en passant par un intermédiaire : un homme à un homme, et une femme à une femme : ce sont les « Michloa'h Manot ».

3. on donne au moins une pièce à au minimum deux pauvres pour leur permettre de célébrer la fête, c'est : « Matanot Laévyonim ».

4. mardi dans la journée, on se réunit pour prendre part au festin de Pourim dans la joie.

LES CONSEILS DE LA SEMAINE

Le nom de Moché est absent de toute la paracha. C’est la conséquence d’une malédiction qu’il s’était lui-même donné après la faute du veau d’or. Il avait dit à Hachem : « Si Tu ne pardonnes pas leur péché, efface mon nom, je t’en prie, du livre que Tu as écrit. »

Bien qu’Hachem ait pardonné aux enfants d’Israël, Il effaça le nom de Moché de cette paracha.

Même si les conditions de cette malédiction n’étaient pas remplies, les paroles de Moché se réalisèrent.

Prenons donc garde à nos paroles !

Attention à ce que l’on dit, même sous condition !

Dans un tout autre domaine, le manteau du grand prêtre comportait des clochettes. Ainsi l’entrée du grand prêtre était annoncée par des clochettes. Ainsi, tout homme ne doit pas pénétrer chez lui, sans prévenir, et à plus forte raison dans la demeure d’autrui. On frappera plutôt à la porte ou on signalera sa présence par quelque autre moyen.

Prenez donc garde aux surprises !

 

Ce que seul Pourim peut accomplir

J’avais dix-neuf ans et, élevé à Jérusalem dans une famille très religieuse, je portais un manteau noir, des Peot (papillotes) et une barbe assez fournie. Comme mes frères, j’étudiais à la Yechiva Etz Haïm, j’étais un bon élève et déjà mes parents recevaient pour moi des propositions de mariage.
C‘est à New York que je fus présenté à une jeune fille et, dès les fiançailles célébrées, le mariage fut prévu pour l’été. Mes parents voulaient que nous nous installions à Jérusalem, ses parents préféraient New York. Finalement on conclut: “Que le jeune couple choisisse !”
Mais nous n’arrivions pas à nous mettre d’accord et, aux environs de Pessa’h, nous avons brisé l’accord de fiançailles. J’étais bouleversé et mes parents aussi. Ils insistaient pour que je retourne en Israël. Mais j’étais trop honteux de revenir seul. Je restai donc aux Etats-Unis. Un de mes amis, aussi originaire de Jérusalem, me dit qu’il y avait du travail possible pour moi à Cleveland. L’idée me parut intéressante et je l’y accompagnai.
Là-bas, la vie était différente : je ne baignais plus dans le cocon du quartier ‘hassidique et, petit-à-petit, je troquai mon manteau noir pour l’uniforme jean et tee-shirt, je rasai ma barbe et, encouragé par mes nouveaux amis, je touchai à toutes les fantaisies de la vie américaine. Toutes !
Evidemment je ne pouvais me résoudre à révéler à mes parents ce que je devenais. Ils savaient que j’étais à Cleveland, ils supposaient que j’étudiais…
A l’époque de Pourim, je rendis visite à des cousins qui habitaient à New York, dans le quartier de Crown Heights, bien avant que celui-ci ne devienne un bastion du mouvement Loubavitch. Bien entendu, mes cousins eurent du mal à me reconnaître… Après avoir participé avec eux au repas de Pourim, je sortis me promener. Soudain j’aperçus deux ‘Hassidim qui couraient à toute vitesse :
“Que se passe-t-il ? Y-a-t-il un incendie ?” leur demandai-je, surpris.
“Nous nous rendons à la réunion ‘hassidique avec le Rabbi de Loubavitch”. Et ils me désignèrent la synagogue plus connue sous le nom de 770 Eastern Parkway.
Je les suivis et aperçus des centaines de ‘Hassidim écoutant avec attention un homme que je supposais être le Rabbi.
Il faisait chaud et il y avait beaucoup de monde. J’aurais voulu partir, ce n’était vraiment pas un endroit pour moi. Mais juste quand cette idée me traversa l’esprit, le discours s’arrêta et les ‘Hassidim se mirent à chanter. Je chantais avec eux.
Puis le silence se fit soudainement et le Rabbi se remit à parler : à propos du monde futur, de Machia’h et du fait que seule la fête de Pourim serait maintenue à ce moment-là. Je ne me souviens pas de tout, mais j’étais fasciné par ses belles explications. Je fus particulièrement ému quand il dit qu’à Pourim, la “Nechama”, l’âme du Juif est encore plus révélée et sensible qu’à Yom Kippour.
Je me raidis: j’avais vaguement l’impression que le Rabbi parlait maintenant de moi. Il expliquait que le mauvais penchant était un artisan intelligent, un expert: d’abord il se présente à un jeune homme et le convainc de quitter la Yechiva et d’aller travailler car, après tout, “il n’y a pas de Torah sans farine”. Puis il le persuade que “en Amérique, c’est différent”, qu’il faut savoir s’adapter, que “le temps, c’est de l’argent” et qu’il ne faut pas le gaspiller à prier et à mettre les Téfilines. Le Rabbi décrivait exactement ma descente spirituelle étape par étape et concluait en disant que “même Yom Kippour ne suffirait pas à faire revenir ce jeune homme. Mais alors vient Pourim, le moment de vérité, quand un Juif affirme: “Je ne me prosternerai pas !” Sa Nechama se réveille et il peut remonter hors du puits !”.
Plus le Rabbi parlait, plus mon visage me brûlait. Je savais bien que le Rabbi parlait de moi. Je tentais de me rassurer: même si tous les détails coïncidaient, le fait est que le Rabbi ne pouvait même pas me voir. Mais il continuait: “En particulier quand le jeune homme vient de la Terre Sainte, de Jérusalem la ville sainte; il est même possible qu’il se trouve ici même s’il pense qu’on ne le voit pas. Proche mais pas visible. Vu mais… de loin…”
La seule chose qui me rassurait, c’était que personne ne pouvait comprendre, nul ne trouverait dans la foule un jeune homme barbu habillé comme à Jérusalem.
Le Rabbi s’arrêta, les chants reprirent. Les ‘Hassidim levaient leurs verres de vodka pour souhaiter “Le’haïm”, “A la vie” au Rabbi. Je levai la tête.
Tout le monde me regardait. Le Rabbi me fixait et me fit signe de dire “Le’haïm”. Quelqu’un me donna un petit verre, un autre le remplit, mais le Rabbi insista: “Un grand verre !”
Je protestai: jamais je ne pourrais boire autant! Le ‘Hassid chuchota: “Dis juste Le’haïm !”. Mais le Rabbi me fit signe de finir le verre! Puis il me dit: “Encore un verre !” Je bus la seconde coupe jusqu’à la dernière goutte.
Je ne me souviens plus de rien sauf que je me suis réveillé, couché sur un banc, en compagnie de ‘Hassidim qui, comme moi, avaient bien bu. C’était tôt le matin…
Ce qui m’est arrivé ce jour, je ne l’ai jamais raconté à personne. C’était un secret entre le Rabbi et moi-même.
Aujourd’hui, revenu à une vie de Torah, j’habite à Jérusalem avec mon épouse, une remarquable femme religieuse, et mes magnifiques enfants. Il m’est arrivé de retourner à New York ; chaque fois, je voulais retourner chez le Rabbi, le remercier. Mais j’avais peur: comment pouvais-je approcher quelqu’un qui voyait à l’intérieur de moi comme si j’étais en verre ?
Cette année, je suis retourné chez le Rabbi, j’ai osé retourner chez le Rabbi. Je me suis rendu au Ohel, 226-20 Francis Lewis Blvd. à Queens, sur son tombeau et j’ai murmuré, dans le vent, entouré de ces murs qui ont entendu tant de psaumes et de prières, oui j’ai enfin dit: “Merci Rabbi !”

 

Urgent TEHILIMS POUR :

le grand rabbin d'Israel Rav Mordekhai Eliahou (Mordehai tsemah ben mazal)

et Rav Yossef Chalom ELIACHIV et le Rav OBADIA YOSSEF CHIMONE BEN HANINA, Guilad ben Aviva SHALIT, Meir ben Messouda Brami, REPHAEL MOSHE ISRAEL BEN SHLOMIT ADINA, Ilana Lea Bat Sheindel Rahel, rephael saadia daniel Ben yardena, SOLIKA SARAH GUILA BAT MYRIAM, MEYER YORAM BAR HAVA, ODEL ROUTH BAT HAYA, AVRAHAM BEN DJOUAR ZERMATI, BEBE OZIEL BEN SARAH, MURIEL FRANCINE BAT LEONIE, ISAAC BEN REGINE, DVORA BAT FORTUNEE, HAYA BAT ESTHER, AVRAHAM BEN TANY, RAZ BAT CHLOMIT, AVRAHAM NISSIM BEN LOUISE, SALOME LELOUCHE, AARON YOSSEF BEN KARINE LUNA, MESSODY BAT RAHEL, JOHANNA YAFFA BAT CHEMECH, DAVID ELIE HAIM BEN GINETTE, HAIM ANISTEN BEN HANNA, YONATHAN YEOUDA BEN AVIVA, HANNA BAT RUTH, GAD YAAKOV BEN ELISABETH, RAHEL BAT SARAH, HAVA AMELYA BAT IRENE REINA, ESTHER BAT REGINE, RAV SCHLAMME HAIM YAAKOV BEN SHAINELE

 

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CHABBAT CHALOM ET POURIM SAMEAH (BONNE FETE DE POURIM) A VOUS AINSI QU’A TOUTE VOTRE FAMILLE

20.02.2010

CHABAD -

FR.CHABAD.ORG    Magazine
18 février, 2010 - 4 Adar, 5770
Un mot de l'Editeur:

Lorsque D.ieu prescrivit qu'on apporte les matiËres nÈcessaires ‡ l'Èdification du sanctuaire, voici comment Il en dÈbuta l'injonction :

Voici l'offrande qu'ils prendront pour Moi : de l'or, de l'argent, du cuivre...

Le fait que l'or soit demandÈ en premier est remarquable ‡ un double titre : il est, d'une part, supposÈ que vous avez de l'or et d'autre part, que vous voulez donner de l'or.

D'o˘ vient cette Èvidence? Du fait que vous Ítes vous-mÍme en or

Il en est de mÍme pour le "sanctuaire intÈrieur" que vous devez b‚tir pour D.ieu dans votre cúur. Et il en est de mÍme de notre t‚che globale de faire de ce monde "une demeure pour D.ieu".

Tout cela doit Ítre "en or", car vous Ítes en or.

Oui, lorsqu'il s'agit de changer votre monde et le monde entier pour le bien, vous pouvez sans crainte vous permettre toutes les ambitions. Hissez-vous ‡ la hauteur de votre qualitÈ intrinsËque, de "l'or" de votre ‚me, soyez confiants et dÈtendus ñ en un mot : soyez joyeux! ñ et vous verrez que les portes s'ouvriront devant vous.

Magazine imprimableCette semaine

Le mois de Adar
Eclairé depuis son début par la fête de Pourim qui, en son sein, incarne ce brutal passage des ténèbres à la lumière, de l’angoisse à l’allégresse, le mois de Adar porte en lui une véritable force de transformation

par Haim Nisenbaum
Galerie de nos Grands
(5545-5645 ; 1784-1885)
Sir Moses Montefiore, éminent philanthrope, fut le maire de Londres à l'époque de la reine Victoria, qui l'annoblit. Il fut réélu 36 fois à la tête de la communauté juive anglaise...

par Nissan Mindel
Paracha
Exode 25, 1 – 27, 19
Quinze matériaux – incluant l'or, l'argent, le cuivre, le bois, la laine, des peaux d'animaux et des pierres précieuses - sont transformés en "une demeure pour D.ieu" et une "tente de rencontre" entre le Ciel et la terre

D’où vient la force de la femme ?
D.ieu a doté la femme d’une sensibilité particulière...

par Tali Loewenthal
Récit
Miracle à Francfort
Voici l'histoire de « Pourim Vincent » qui eut pour cadre la ville allemande de Francfort-sur-le-Main il y a environ quatre siècles

par Nissan Mindel

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19.02.2010

THORA- CHABAT TEROUMA

Paracha de la Semaine en pièce jointe en fichier WORD.

Pour l'ouvrir, cliquer sur le fichier et mettre enregistrer sous !

Et l'ouvrir avec le logiciel WORD

 

PARACHA TEROUMA

PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 17h59 • Sortie : 19h06

Lyon 17h54 • 18h58 Marseille 17h55 • 18h58

Strasbourg 17h37 • 18h44 Toulouse 18h11 • 19h13

Nice 17h47 • 18h50 Jerusalem 16h48 • 18h06

Tel-Aviv 17h08 • 18h07 Bruxelles 17h47 • 18h56

Los Angeles 17h22 • 18h19 New-York 17h17 • 18h17

Londres 17h03 • 18h14 Casablanca 19h00 • 19h56

 

De quoi parle notre Paracha? Les points principaux :

- La mitsva de construire le Michkan, tabernacle

- On demande aux bné Israël de contribuer à l’apport des matériaux pour

la construction du Michkan.

- Les ustensiles du Michkan:

-le Aron, l’arche et son couvercle : la Kaporet et les kérouvim, chérubins

-Le Choulhan, la table

-La Ménora, le candélabre

- La fabrication de l’enceinte du Michkan, des parois, des tentures, et du parvis

- La fabrication de l’autel destiné aux sacrifices

 

Après la formation du peuple par la sortie d’Egypte, le don de la Torah et de ses lois, il reçoit l’ordre dans la parachat Terouma de préparer un Sanctuaire pour Hachem au milieu d’Israël, qui sera pour ainsi dire représenté en premier lieu par les Tables de l’Alliance, les Tables du témoignage qui représentent la Torah de Hachem. Le Sanctuaire est semblable à un palais royal qui est un lieu pour le roi, mais sans aucune image qui concrétise le Roi lui-même. Hachem demande qu’on prenne des bnei Israël l’offrande pour le Sanctuaire afin de faire l’Arche, le Kaporet et les Kerouvim, le choul’han et la menora pour les pains de proposition et les lampes qui éclairent le choul’han, les tentures qui recouvrent le Sanctuaire d’en haut, les poutres, les rideaux et le parokhet

pour faire la séparation entre les différents niveaux de sainteté. A l’extérieur de la tente, on offrait les sacrifices, c’est pour cela que l’autel a été élevé, et une barrière a été érigée autour de la tente et de l’autel.

 

Paracha TEROUMA :

http://www.torah-box.com/chavoua-tov/012_Terouma-5770.pdf...

Paracha TEROUMA en vidéo : http://www.espacetorah.com

 

GARDE TA LANGUE

Même un petit peu d’attention a une grande utilité

Même si au début, prendre sur soi de surveiller son langage n’a qu’une faible utilité, et sert essentiellement à diminuer les fautes pour que nous y soyons un peu moins habitués, cet effort vaut tout de même la peine, car même si on n’évite chaque jour que dix paroles interdites, au bout d’un an cela fera beaucoup plus de trois mille paroles. Et de même que dans l’étude de la Torah, chaque parole est une mitsva individuelle, pour les paroles interdites, chaque parole est une faute individuelle, et chaque faute crée un accusateur individuel. Quand on se maîtrise et qu’on fait l’économie de trois mille paroles interdites, on fait l’économie de trois mille accusateurs, et on a créé à la place des défenseurs, ainsi qu’il est dit: «Si l’homme reste assis sans commettre de faute, on lui donne une récompense comme s’il avait fait une mitsva.»

 

LES PIRKE AVOT : LES MAXIMES DES PERES

Les Maximes des Pères constituent un traité de la Michna. Il est de tradition d'en lire successivement un chapitre chaque Chabbat après midi, depuis le Chabbat suivant immédiatement Pèssah jusqu'au Chabbat précédant Chavouôt.

Avant lecture de chaque chapitre, le passage suivant est récité (Michna, Sanhédrin 10:1) :

Tout Israël a part au monde à venir, comme il est dit : « Et Ton peuple, tous des justes [justifiés], héritera pour toujours du pays, surgeon de Ma plantation, œuvre de Mes mains, pour la glorification » (Isaïe 60,21) (Sanhédrin 10:1)

Chapitre I

6. Yehochouâ, fils de Prahia, et Nitaï d'Arbel furent les disciples des précédents. Yehochouâ, fils de Prahia disait : « Fais-toi un maître, acquiers toi un compagnon d'étude et juge tout homme sous un jour favorable. »

7. Nitaï d'Arbel disait : « Éloigne toi d'un voisin malveillant, ne te ligue pas avec celui qui fomente le mal, et ne désespère pas de l'adversité. »

8. Yehouda, fils de Tabbaï, et Chimôn, fils de Chatah, furent les disciples de ces derniers. Yehouda, fils de Tabbaï, disait : « Ne te fais pas à la fois juge et partie. Aussi longtemps que les parties (adverses) sont devant toi, considère les toutes les deux comme présumées coupables, mais dès qu'elles se retirent, regarde les comme relaxées puisque aussi bien, elles se seront soumises à ton jugement. »

9. Chimôn, fils de Chatah, disait : « Interroge longuement les témoins, et pèse prudemment tes propos, afin qu'ils n'en déduisent point comment falsifier la vérité. »

10. Chemaya et Avtalion furent leurs disciples. Chemaya disait : « Aime le labeur, hais le pouvoir et ne cherche pas à te faire remarquer auprès de ses détenteurs. »

11. Avtalion disait : « Sages, mesurez vos paroles ; car vous pourriez être condamnés à l'exil et expulsés dans un endroit où les eaux sont souillées ; les disciples qui vous suivent pourraient alors en boire et mourir, et le Nom céleste (divin) s'en trouverait profané. »

 

Qu’est-ce que le jeûne d’Esther (cette année le jeudi 25 février 2010) ?

Nos Sages ont institué plusieurs journées de jeûne au cours de l’année juive. La plupart de ces jeûnes sont liés au siège de Jérusalem et à la destruction des deux Temples.
La veille de Pourim, nous marquons le jeûne d’Esther pour commémorer le fait que les Juifs jeûnèrent le 13 Adar, le jour prévu par leurs oppresseurs – les partisans d’Haman – pour «la solution finale», l’extermination du peuple juif, ce qu’à D.ieu ne plaise. Ils jeûnèrent et prièrent ce jour-là afin que D.ieu leur accorde une délivrance miraculeuse. Ce jeûne a été perpétué afin de rappeler à chacun que D.ieu a écouté les supplications de Son peuple et accepte-leur Techouva, leur retour sincère à la foi de leurs ancêtres.
Les femmes enceintes ou qui allaitent ne sont pas astreintes à ce jeûne, ni même les malades ou les femmes qui ont accouché dans les 30 jours qui précédent.
Cette année, le jeûne a été avancé au 11 Adar (jeudi 25 février 2010) pour nous éviter de jeûner le jour du Chabbat, car Pourim est fixé au dimanche 28 février 2010.
Le jeûne commence à 6h 08 et se termine à 19h 06. (heures de paris)
Le matin, on récite les Seli’hot après le Tahanoun (supplications) et avant le grand Avinou Malkénou.
Le matin et l’après-midi, on lit dans la Torah la section «Vayakhel».
L’après-midi on récite la Haftara «Dirchou Hachem». Seuls ceux qui ont jeûné sont appelés à
la Torah.
Avant la prière de Min’ha, il est de coutume de donner trois pièces d’un demi-euro à la Tsedaka (charité) en souvenir de l’offrande des Chekalim qui avait lieu au mois d’Adar, pour l’entretien du Temple de Jérusalem.

 

LES CONSEILS DE LA SEMAINE

Construisons notre Michkan !

Le temple étant détruit, nous avons tout de même la possibilité d’ériger notre propre sanctuaire. L’aboutissement du Michkan était de faire résider la présence divine parmi les enfants d’Israël. On peut faire de son coeur, un Michkan, instaurer la chékhina, en se consacrant à la Tora et au service d’Hachem.

Donnons de la tsédaka quand tout va bien !

En effet, la charité qu’un homme donne quand lui-même et sa famille sont en bonne santé est comparée à l’or. Sa tsédaka a un rôle protecteur, pour les contretemps de l’avenir. En revanche, la tsédaka donnée pendant la maladie, ou le danger est moins effective.

Ne nous retenons pas de donner la tsédaka, quelles que soient les circonstances, ce qui nous protégera du châtiment.

Soyons en accord avec nous mêmes.

Le Aron était composé de trois coffrets ; les coffrets intérieur et extérieur étaient en or. Le Aron représentant la Tora, il est bon que les sentiments les plus profonds (du talmid hakham) soient en harmonie avec sa conduite.

UN BON MARIEUR

Rav ‘Haïm Ouri Ottner était né à Lyzensk, en Pologne et était une des figures importantes de la ‘Hassidout de Belz. Il se maria avec la fille du Rav de la ville de Klavissov et s’installa à Notrov. Connu pour son érudition talmudique, il reçut l’ordination rabbinique de nombreux Rabbanim parmi lesquels le Rabbi d’Ostrowza. Peu avant la seconde guerre mondiale, il s’installa avec sa famille à Londres. Lors des bombardements de la ville par l’armée allemande, sa demeure prit feu et tous les manuscrits qu’il avait rédigés furent perdus. Puis il s’installa à New York où il devint le directeur de la Yechiva “ ‘Hafets ‘Haïm ”. Quand on lui proposa le poste de Rav dans une communauté de Los Angeles, il hésita et quelqu’un lui conseilla de prendre l’avis du Rabbi de Loubavitch. C’est ainsi que commença une longue relation que nous raconte sa fille. “Mon père n’était déjà plus très jeune et avait acquis une solide réputation tant dans l’action communautaire que dans l’érudition talmudique. Cependant, quand il sortit du bureau du Rabbi, il se sentit rajeuni, encouragé, comme rafraîchi. On voyait qu’il avait comme découvert un trésor. Il disait que s’il n’avait pas vu le Rabbi de Loubavitch de ses propres yeux, il n’aurait pu croire qu’à la tête de notre “génération orpheline” se tient un chef d’une telle envergure. Il décrivait les connaissances du Rabbi dans tous les domaines de l’étude juive mais aussi de la vie en général. “ Il ressemble en tous points au Rambam, à Maïmonide ! ” s’exclama mon père. Le Rabbi conseilla à mon père d’accepter le poste à Los Angeles, ce qui réjouit la communauté orthodoxe de cette ville. Quand ma mère remarqua combien mon père avait été impressionné par sa visite chez le Rabbi, elle demanda à se joindre à lui lors de sa prochaine entrevue. A l’époque, mes parents avaient un gros problème qui leur causait beaucoup de peine. Mon petit frère ne s’intéressait plus vraiment à la Torah et aux Mitsvot. Ce fut un processus graduel, mais il en arriva au point de fréquenter des jeunes gens peu recommandables et même malheureusement une jeune fille non-juive qu’il ne voulait plus quitter… Inutile de décrire le désarroi de mes parents qui n’osaient même pas parler de leur souci. Quand ils entrèrent dans le bureau du Rabbi, ils tendirent au Rabbi un papier où étaient inscrits tous leurs enfants (sauf un !) avec leurs occupations, leurs études etc… A leur grand étonnement, le Rabbi leur demanda justement des nouvelles de ce fils qui les chagrinait tant. Ma mère, en larmes, soupira puis expliqua ce qui lui arrivait. Le Rabbi réfléchit un instant puis dit : “ Puisque son ‘Mazal’ (celle qui lui est destinée) se trouve en Terre Sainte, il serait judicieux de le persuader de se rendre en Israël et le bon D.ieu trouvera le moyen de lui faire rencontrer cette jeune fille”. Dès leur retour à Los Angeles, mes parents proposèrent à mon frère de se rendre en Israël ; ils tentèrent de le persuader par tous les moyens, mais il n’était pas intéressé. Nous n’avions pas de famille proche là-bas et mon frère n’avait tout simplement aucune envie d’y aller. La fois suivante, mes parents racontèrent au Rabbi que leurs efforts pour envoyer mon frère en Israël avaient échoué. Le Rabbi répondit alors : “Il n’y a pas le choix: Erets Israël devra aller vers lui!” Ma mère, suffoquée, voulut demander une explication mais mon père qui avait déjà compris qu’on ne pose pas de questions sur ce que dit le Rabbi, lui fit signe de se taire. Quelques semaines plus tard, ma mère entra dans le magasin de bijoux d’une de ses amies. Son amie n’était pas présente, mais il y avait là une nouvelle vendeuse qui aida ma mère à choisir ce qu’elle recherchait. Ma mère fut favorablement impressionnée par cette jeune fille et elle eut une longue conversation avec elle. De retour à la maison, elle s’empressa de téléphoner à son amie, la propriétaire du magasin. Celle-ci lui expliqua que la jeune fille était une de ses nièces, qui habitait Tel-Aviv et qui passait trois semaines de vacances à Los Angeles. “ Il y a quelque temps, raconta-t-elle, ma belle-sœur m’a téléphoné de Tel-Aviv et m’a demandé si je pouvais héberger sa fille qui avait soudain eu l’envie de se rendre à Los Angeles où elle ne connaissait personne ! ” Ma mère n’était pas du genre à perdre son temps. Elle passa encore certains coups de téléphone et, au bout de quelques semaines, nous avons pu célébrer les fiançailles de mon frère avec cette jeune fille venue tout droit de la Terre Sainte. Maintenant mes parents pouvaient respirer, ils étaient débarrassés d’un grand poids. Le “marieur” avait vu juste: “Il n’y avait pas le choix, Erets Israël avait dû aller chez lui”. Cela fait déjà trente ans que mon frère est marié !

 

Urgent TEHILIMS POUR :

le grand rabbin d'Israel Rav Mordekhai Eliahou (Mordehai tsemah ben mazal)

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CHABBAT CHALOM A VOUS AINSI

12.02.2010

THORA- CHABAT MICHPATIM

Paracha de la Semaine en pièce jointe en fichier WORD.

Pour l'ouvrir, cliquer sur le fichier et mettre enregistrer sous !

Et l'ouvrir avec le logiciel WORD

 

PARACHA MICHPATIM - CHEKALIM

PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 17h47 • Sortie : 18h55

Lyon 17h44 • 18h48 Marseille 17h46 • 18h49

Strasbourg 17h26 • 18h34 Toulouse 18h02 • 19h05

Nice 17h38 • 18h41 Jerusalem 16h42 • 18h00

Tel-Aviv 17h02 • 18h02 Bruxelles 17h34 • 18h45

Los Angeles 17h16 • 18h13 New-York 17h08 • 18h09

Londres 16h51 • 18h02 Casablanca 18h54 • 19h51

 

Roch Hodech ADAR : Dimanche 14 et Lundi 15 Février 2010

MICHENIKHNASS ADAR MARBIM BESIMHA

Des que rentre le mois d’ADAR, on augmente la joie

 

De quoi parle notre Paracha? Les points principaux :

- Les ordonnances divines qui régissent la conduite du juif envers son prochain : l’esclave et la servante juifs, le meurtrier et celui qui tue accidentellement.

- Lois concernant les juges

- Lois concernant le respect des parents, des juges, d’Hachem, de la veuve, de l’orphelin ainsi que de l’étranger.

- L’interdit concernant le mélange de la viande et du lait

- La mitsva des sacrifices lors des fêtes

- L’interdiction de travailler le chabbat ainsi que la septième année : la chémita

- Hachem annonce à Moché que dorénavant un ange conduira les enfants d’Israël

- Moché monte au ciel pour recevoir les louhot, tables de la loi

 

La parachat Michpatim pose les bases de la vie sociale du peuple de D., qui vient de recevoir la Torah. Les lois d’Israël commencent par celles de l’esclave pour qu’il ne soit pas porté atteinte à la liberté de l’âme d’un juif,

et elles continuent par les lois sur les châtiments corporels, pour que la liberté du corps du juif ne soit pas mise en danger, les lois sur la propriété, pour que les biens ne soient pas en danger, et les lois sur l’honnêteté, pour que les droits du prochain soient respectés. Ensuite viennent les lois concernant la communauté qui appartiennent à la conduite collective du peuple, comme le Chabat, l’année sabbatique et les travaux pendant les trois fêtes. Ensuite Hachem annonce un ange protecteur pour le pays, et la bénédiction qui découle du service de Hachem. La parachah se termine en parlant de l’ascension de la montagne et de l’alliance que Hachem a conclue avec Son peuple, et de l’aspersion du sang des sacrifices sur le peuple.

 

Paracha MICHPATIM :

http://www.torah-box.com/chavoua-tov/011_Michpatim-5770.p...

Paracha MICHPATIM en vidéo : http://www.espacetorah.com

 

GARDE TA LANGUE

C’est devenu pour eux comme permis

Les Sages ont dit : « Il y a trois fautes dont l’homme est puni en ce monde et qui lui valent de ne pas avoir de part dans le monde à venir. Ce sont l’idolâtrie, la débauche et le meurtre, et le lachon hara est aussi grave que toutes. » Ils en ont apporté une preuve tirée de versets, et les Richonim ont expliqué qu’il s’agit de ceux qui ont pris l’habitude de cette faute de façon permanente, et qui ne prennent pas sur eux de l’éviter, car c’est devenu pour eux comme permis. Hafets Haim.

 

LES PIRKE AVOT : LES MAXIMES DES PERES

Les Maximes des Pères constituent un traité de la Michna. Il est de tradition d'en lire successivement un chapitre chaque Chabbat après midi, depuis le Chabbat suivant immédiatement Pèssah jusqu'au Chabbat précédant Chavouôt.

Avant lecture de chaque chapitre, le passage suivant est récité (Michna, Sanhédrin 10:1) :

Tout Israël a part au monde à venir, comme il est dit : « Et Ton peuple, tous des justes [justifiés], héritera pour toujours du pays, surgeon de Ma plantation, œuvre de Mes mains, pour la glorification » (Isaïe 60,21) (Sanhédrin 10:1)

Chapitre I

1. Moïse a reçu la Tora du Sinaï et l'a transmise à Josué. Josué l'a transmise aux Anciens, et les Anciens aux Prophètes ; ceux ci l'ont transmise à leur tour aux hommes de la grande Assemblée. Ces derniers ont enseigné trois principes : « Soyez pondérés dans le jugement, formez de nombreux disciples et érigez un rempart autour de la Tora. »

2. Chimôn le juste, un des derniers membres de la Grande Assemblée, disait : « Le monde repose sur trois piliers : la Tora, le culte et la charité. »

3. Antigone de Sokho, disciple de Chimôn le juste, disait : « Ne soyez pas comme des serviteurs qui servent leur maître afin de recevoir un salaire ; soyez plutôt comme des serviteurs qui servent leur maître sans en attendre de rémunération, et que plutôt la crainte de Dieu soit sur vous. »

4. Yossé, fils de Yoêzèr de Tsréda, et Yossé, fils de Yohanan de Jérusalem, furent les disciples des précédents. Yossé, fils de Yoêzèr de Tsréda, disait : « Que ta maison soit un lieu de réunion pour les Sages ; attache-toi à la poussière de leurs pieds, et bois leurs paroles avec grande soif. »

5. Yossé, fils de Yohanan, de Jérusalem, disait : « Que ta maison soit largement ouverte et que les pauvres y soient accueillis comme les membres de ta propre maisonnée. Ne multiplie pas les conversations avec la femme. On voulait dire « avec ta femme » ; à plus forte raison, avec la femme de ton prochain. Les Sages en ont dit : Qui converse trop avec une femme attire son propre malheur, néglige les paroles de la Tora et finit par hériter la géhenne. »

 

Qu’est-ce que les «quatre Parachiot» ?

Nos Sages ont institué de lire, en plus de la Sidra hebdomadaire, une «Paracha» supplémentaire durant les semaines qui précèdent Pourim et Pessa’h.
1) La première s’appelle «Chekalim». Elle rappelle la nécessité pour chacun de donner chaque année un demi-chékel pour l’entretien du Temple et l’achat des sacrifices communautaires. Cette Paracha (Exode 30 – 11 à 16) est lue le Chabbat qui précède Roch ‘Hodech Adar (cette année le Chabbat 13 février 2010). On sortira donc deux rouleaux de la Torah :
- un pour la Sidra de la Semaine : Michpatim (sept montées)
- un pour la Paracha Chekalim (un appelé qui lira aussi la Haftarah tirée du livre des Rois (11. 17 pour les Séfaradim ou 12. 1 à 17 pour les Achkenazim).
2) La seconde s’appelle Za’hor et rappelle la nécessité de se souvenir d’Amalek. Elle est lue le Chabbat précédant Pourim, cette année Chabbat Tetsavé, 27 février 2010.
3) La troisième s’appelle Para et rappelle la nécessité de se purifier avant la fête de Pessa’h. Elle est lue Chabbat Ki Tissa, 6 mars 2010.
4) La quatrième s’appelle Ha’hodech et rappelle l’importance du mois de Nissan et le sacrifice pascal. Elle est lue le Chabbat Vayakel Pekoudé, le 13 mars 2010.

 

LES CONSEILS DE LA SEMAINE

Cette semaine, le 25 chevat (09 fevrier), a eu lieu la hiloula de

Rabbi Israël Salanter. Voici ses 13 conseils :

1) Ne pas dire un propos que notre coeur n’acquiesce pas

2) Ne pas perdre un instant en vain

3) Faire ce qu’on a décidé avec coeur et application

4) Faire attention au respect de notre prochain même s’il n’est pas toujours d’accord avec nous

5) Agir posément, avec sérénité. Ne pas être stressé

6) Parler calmement, afin d’être écouté

7) Avoir un corps et des habits propres et nets

8) Accepter sereinement ce qui nous arrive dans la vie

9) Agir de manière ordonnée et disciplinée

10) Reconnaître ses défauts et pas ceux des autres

11) Être toujours prêt à céder

12) Ne pas dépenser d’argent inutilement

13) Penser à l’utilité de nos paroles avant de les prononcer

 

L’œil et le vin

Le visage de l’ophtalmologiste ne laissait pas présager de bonnes nouvelles : «La blessure de l’œil est particulièrement grave. Je vous conseille de consulter en urgence la sommité en la matière, le Dr. Steven Felden».
On était au mois d’août, en 1982, à Long Beach (Californie). Ce matin-là, le docteur Leib Loubitch, spécialiste de la chirurgie cardiaque s’était levé tôt et s’était dirigé en silence vers l’armoire pour prendre ses vêtements. Il n’avait pas allumé la lumière afin de ne pas réveiller sa femme. Soudain un cri perçant lui échappa : sa femme se leva en sursaut et le trouva hurlant de douleur. Il s’était heurté à un meuble et une arête avait pénétré avec violence dans son œil lui causant une souffrance intolérable.
Très difficilement, il se rendit de toute urgence, avec l’aide de sa femme chez l’ophtalmologiste qui était aussi son ami.
Celui-ci les dirigea vers la clinique du Dr Felden au Doheny Eye Institute de Los Angeles : «Désolée, dit la secrétaire, il vous faudra attendre plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous, le docteur est débordé !» Ce n’est que grâce à l’intervention et aux supplications de leur ami qu’ils obtinrent in extremis un rendez-vous pour le même jour.
Le spécialiste procéda à un examen approfondi à l’aide d’instruments ultra perfectionnés. Il expliqua finalement au docteur Loubitch que la pupille avait été touchée et avait entraîné un roulement de l’œil qui avait pris une mauvaise direction. Il conseilla de procéder à des examens complémentaires.
Un mois passa et aucune amélioration ne se produisit. Le spécialiste proposa une opération qui n’apporterait pas la guérison mais qui permettrait un meilleur diagnostic et donc un traitement plus approprié.
Le docteur Loubitch était désespéré. Sa carrière avait atteint des sommets, il était en train de mettre au point des développements spectaculaires en chirurgie cardiaque mais, pour opérer des patients, il avait évidemment besoin de ses deux yeux et d’une vue parfaite. Depuis son accident, il avait été forcé d’interrompre ses recherches et il était obligé d’envisager avec effroi que toutes ces années d’étude et de travail n’auraient servi à rien !
Il prit l’avis de plusieurs spécialistes et, comme il connaissait plusieurs ‘Hassidim de Loubavitch, il demanda également la bénédiction du Rabbi qui la lui accorda bien volontiers. On procéda donc à l’opération.
Le docteur Felden avait deux nouvelles à lui annoncer : une bonne et une… moins bonne : l’opération avait révélé que la pupille n’avait pas été endommagée mais il était impossible de remettre l’œil en place. La seule solution restait l’emploi de lunettes à prisme qui permettent de dévier la trajectoire de la lumière. Une fois ces lunettes préparées, le docteur Loubitch les mit sur le nez mais il était évident que leur usage ne lui simplifiait pas la vie. Elles n’étaient pas agréables et, surtout, elles ne permettaient pas d’améliorer notablement la vue, en tout cas certainement pas pour les recherches médicales.
Jamais le docteur Loubitch n’avait ressenti un tel désespoir. Il décida de contacter à nouveau le Rabbi. Il téléphona au secrétariat, expliqua sa situation et la ruine de sa carrière qu’elle impliquait. Le secrétaire promit de remettre au Rabbi au plus vite le papier sur lequel il avait inscrit tous les détails.
Le lendemain, personne ne se trouvait au domicile des Loubitch. Quand le docteur rentra, le téléphona sonna : «Depuis ce matin, j’essaie de vous joindre au téléphone, déclara le secrétaire du Rabbi (les téléphones portables n’existaient pas encore…). Le Rabbi demande si vous veillez à réciter le Kiddouch et la Havdala sur un verre de vin rouge ! »
Le docteur Loubitch répondit qu’il n’avait pas prêté attention à ce détail, qu’il lui arrivait d’utiliser du vin blanc ou du jus de raisins.
-A partir de maintenant, insista le secrétaire, veillez à n’utiliser que du vin rouge!
Le Chabbat suivant, le docteur Loubitch prit soin d’agir comme le Rabbi le lui avait demandé. Le lendemain, il se sentit soudain un peu mieux. Il avait l’impression bizarre qu’il se passait quelque chose au niveau de son œil. Un espoir fou renaissait en lui et il attendit avec impatience le Chabbat suivant !
Effectivement la bouteille de vin rouge était posée bien en évidence sur la table de Chabbat.
L’amélioration souhaitée ne tarda pas à apparaître. Sa vue était meilleure et, plusieurs fois dans la journée, il parvint à se passer de ses grosses lunettes.
Au bout du quatrième Chabbat, il était complètement guéri !
Il était fou de joie. Non seulement ses yeux de chair voyaient mieux mais même ses yeux «spirituels» s’étaient améliorés et il voyait la vie de façon plus sereine. Quelques jours plus tard, il reprit son travail comme si rien ne s’était passé !
Il téléphona au docteur Felden et lui annonça qu’il voyait avec ses deux yeux ! A l’autre bout du fil, le docteur Felden était sceptique… et stupéfait. Il répéta : «Ce n’est pas possible !» et demanda au docteur Loubitch de revenir le voir.
Le spécialiste mondial n’en revenait pas : les deux yeux de son patient fonctionnaient parfaitement. Il compara les résultats des nombreux examens. Son visage exprimait un étonnement mêlé d’incompréhension.
Le docteur Loubitch raconta au docteur Felden qu’il s’était adressé au Rabbi, que celui-ci lui avait demandé de veiller à réciter le Kiddouch et la Havdala sur du vin rouge. Il n’était pas sûr que le spécialiste avait compris et le fait est que même le docteur Loubitch avait du mal à trouver un lien entre les deux faits.
Ce n’est que plus tard qu’il étudia la Guemara (Chabbat 113. b) précisant que des pas précipités enlevaient 1/500ème de la vue et que celle-ci revenait grâce au Kiddouch récité sur du vin. Par ailleurs il apprit qu’il était particulièrement recommandé d’utiliser du vin rouge pour le Kiddouch et
la Havdala.
Il comprit surtout que ce n’était pas seulement le vin mais que c’était également la bénédiction du Rabbi qui lui avait rendu la vue.

 

Urgent TEHILIMS POUR :

le grand rabbin d'Israel Rav Mordekhai Eliahou (Mordehai tsemah ben mazal)

et Rav Yossef Chalom ELIACHIV et le Rav OBADIA YOSSEF CHIMONE BEN HANINA, Guilad ben Aviva SHALIT, Meir ben Messouda Brami, REPHAEL MOSHE ISRAEL BEN SHLOMIT ADINA, Ilana Lea Bat Sheindel Rahel, rephael saadia daniel Ben yardena, SOLIKA SARAH GUILA BAT MYRIAM, MEYER YORAM BAR HAVA, ODEL ROUTH BAT HAYA, AVRAHAM BEN DJOUAR ZERMATI, BEBE OZIEL BEN SARAH, MURIEL FRANCINE BAT LEONIE, ISAAC BEN REGINE, DVORA BAT FORTUNEE, HAYA BAT ESTHER, AVRAHAM BEN TANY, RAZ BAT CHLOMIT, AVRAHAM NISSIM BEN LOUISE, SALOME LELOUCHE, AARON YOSSEF BEN KARINE LUNA, MESSODY BAT RAHEL, JOHANNA YAFFA BAT CHEMECH, DAVID ELIE HAIM BEN GINETTE, HAIM ANISTEN BEN HANNA, YONATHAN YEOUDA BEN AVIVA, HANNA BAT RUTH, GAD YAAKOV BEN ELISABETH, RAHEL BAT SARAH, HAVA AMELYA BAT IRENE REINA, ESTHER BAT REGINE, RAV SCHLAMME HAIM YAAKOV BEN SHAINELE

 

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CHABBAT CHALOM A VOUS AINSI QU’A TOUTE VOTRE FAMILLE

11.02.2010

CHIOURIM- PARACHA MICHPATIM

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Cette semaine nous lisons la paracha Michpatim

Argent cacher

Rav Hayim Yaacov Schlammé

La paracha Michpatim nous enseigne ce que doit être notre approche de l’argent. En effet, il faut savoir comment considérer la fortune et les biens matériels. Quelle est donc la manière de considérer l’argent prônée par la Torah ?

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"Tu marcheras dans ses voies" (Michpatim)
Image Exemple Paracha MICHPATIM : tu marcheras dans ses voies.
Par le Rav Dov Lumbroso-Roth Chlita
Pour voir la vidéo cliquez ici

 


Michpatim : Etre affranchi pour servir Hachem
Image Exemple Paracha Michpatim : Etre affranchi pour servir Hachem.
Par le Rav Dov Lumbroso-Roth Chlita

Pour écouter le cours cliquez ici

 


Pile ou face!

« Moché lo Mèt ! »

Dans le Traité talmudique Méguila (page 13/b), on peut lire : « On a enseigné : du fait que le tirage au sort (Pour) désigna le mois d’Adar, [Aman] se réjouit grandement. Il se dit : ‘Cette période est celle pendant laquelle est décédé Moché’. Mais ce qu’il ne savait pas, c’est que, si Moché décéda le 7 du même mois, cette date est aussi celle du jour anniversaire de sa naissance ! ».

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Une pièce de feu

NOS SAGES nous révèlent que lorsque Moché Rabbénou désira accomplir l’ordre divin de récolter le demi-Chékel, l’Eternel lui montra une pièce de feu qu’Il sortit d’en dessous de son trône de Gloire et lui dit : « C’est cela (Zé) qu’ils donneront ! », (Talmud Yérouchalmi, Chekalim, chapitre 1, 3). En effet, bien que toutes les mitsvot soient constituées d’une dimension matérielle, cette dernière n’est là que pour rendre possible l’éveil des forces métaphysiques qui les gouvernent. C’est en ce sens que nous devons comprendre la célèbre assimilation faite à propos des Tsitsit entre le bleu tékhélet et la mer, la mer et ciel, le ciel et le Trône de Gloire – le tékhélet ayant la particularité d’éveiller en nous une représentation nous reliant aux mondes supérieurs et qui, pour ainsi dire, les anime et force leur dévoilement ici-bas, à travers l’accomplissement de la mitsvat Tsitsit !

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Les rigueurs de la justice

« N’accepte pas de présent corrupteur, car la corruption trouble la vue des clairvoyants et fausse la parole des justes », (Chémot, 23, 8). De fait, les pots-de-vin, gratifications et autres « avantages » glissés sous les tables des juges sont autant de forme de malversations destinées à corrompre la justice. L’ordre imposé ici par la Torah est reconnu comme une règle de conduite universelle – bien que trop souvent enfreinte ! – et il est communément considéré comme l’un des plus élémentaires principes de tout système judiciaire valable.

Toutefois, en y regardant de plus près, on pourra s’apercevoir que dans la conception de la Torah, ce thème relève d’une dimension nettement plus profonde.

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Vérité voilée ou pieux mensonge?

La manière dont la Torah nous enjoint de ne pas formuler de mensonges est très particulière : « De tout propos mensonger tu t’éloigneras » ; or, cette expression prescrivant de « s’éloigner » d’un acte interdit est tout à fait exceptionnelle puisqu’elle ne se retrouve en aucune autre circonstance…

De fait, le principe même d’imposer à l’homme de s’écarter des risques d’infraction - comme on le fait par exemple en s’interdisant le Chabbat de déplacer les objets dont l’usage est interdit, relève par définition d’une forme de barrière - généralement établie par décret rabbinique. Or exception à la règle, c’est la Torah elle-même qui nous enjoint ici non seulement de ne pas formuler de mensonges, mais qui plus est de « fuir » cette pratique.

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Lever la tête!

C’est en souvenir de l’obligation qui incombe à chaque membre du peuple d’Israël d’amener au Temple le demi-sicle (Ma’hatsit haChékel) afin de prendre part aux sacrifices collectifs (Korbanot Tsibour) que nous lisons la paracha « Chekalim ». Mais en quoi ces deux réalités - les Chekalim et le Tsibour - sont-elles à ce point liées ?

Dénombrer sans compter

Dans le Midrach Tan’houma (paracha Ki Tissa, siman 3), on peut lire ceci : « Moché enseigna la Torah à tous les membres d’Israël et les éduqua aux mitsvot. Il leur donna l’ordre des sections hebdomadaires de la Torah qu’ils liront chaque Chabbat, chaque premiers jours du mois et à chacune des fêtes. Eux mentionneront Moché à l’occasion de chaque paracha. Au sujet de la paracha Chekalim, Moché dit : ‘Maître du monde, quand je décèderai, on ne me mentionnera plus’. L’Eternel lui répondit : ‘Par ta vie ! De même que tu es bien là aujourd’hui, que tu leur donnes la paracha Chekalim et que tu relèves (Zokef) leurs têtes, il en sera ainsi chaque année quand les Enfants d’Israël liront devant Moi la paracha Chekalim, comme si tu te tenais toi-même à ce moment et que tu relevais leurs têtes’. D’où le savons-nous ? Du fait qu’il est écrit : ‘Ki Tissa èt Roch Bné Israël [Quand tu procèderas au dénombrement des Enfants d’Israël]. Il n’est pas dit ‘Tissa [Dénombre], mais ‘Ki Tissa’ [sous-entendu au futur-Ndlr] ».

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Préter une mitsva révolutionnaire

Prêter, une mitsva révolutionnaire
Par le Rav Eliahou Elkaïm de la yéchiva

L'une des mitsvoth dont parle la paracha de cette semaine attire notre attention sur la Mitsva de prêter de l'argent aux nécessiteux. Un acte bien plus important qu'on ne l'imagine?

« Si tu prêtes de l'argent à quelqu'un de mon peuple, au pauvre qui est avec toi, ne sois point à son égard comme un créancier, n'exige pas de lui des intérêts. » (Exode 22 ; 24).

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Mordechai Ben David (MBD) - Ein Aroch L'cho
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Mordahai Ben David : Anahnou Mahaminim bene maaminim
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Perek Chira : les étoiles

Par le Rav Chlomo KEMMOUN
Les étoiles disent:

אַתָּה הוּא יְהֹוָה לְבַדֶּךָ , אַתָּה עָשִׂיתָ אֶת הַשָּׁמַיִם שְׁמֵי הַשָּׁמַיִם וְכָל צְבָאָם , הָאָרֶץ וְכָל אֲשֶׁר עָלֶיהָ , הַיַּמִּים וְכָל אֲשֶׁר בָּהֶם , וְאַתָּה מְחַיֶּה אֶת כֻּלָּם , וּצְבָא

הַשָּׁמַיִם לְךָ מִשְׁתַּחֲוִים :

C'est Toi seul qui es l'Eternel; c'est Toi qui as fait les cieux et les cieux des cieux avec toutes leurs milices, la terre et tout ce qui la couvre, les mers et tout ce qu'elles renferment: tu donnes la vie à tous les êtres, et l'armée du ciel s'incline devant Toi. (Néhémie 9:6)

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Parachat Michpatim - Rav Rozenberg Chlita



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Perek Chira : la nuit

Par le Rav Chlomo KEMMOUN
La nuit dit:

לְהַגִּיד בַּבֹּקֶר חַסְדֶּךָ וֶאֱמוּנָתְךָ בַּלֵּילוֹת :

D'annoncer, dès le matin, ta bonté, et ta bienveillance pendant les nuits. (Ps. 92:3)

 

Si nous avons envisagé le côté positif de la nuit précédemment, ce n'était que dans le cadre de ce qu'elle ajoute au Jour, mais maintenant il nous faut comprendre la nécessité de la nuit en tant que telle!!

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Parachath Michpatim et Haftarath parachath Cheqalim

Parachath Michpatim ? Haine et hostilité

« Si tu vois l'âne de celui qui te hait succomber sous sa charge, garde toi de l'abandonner ; aide-lui au contraire à le décharger » ( Chemoth 23, 5).

Ce verset, qui constitue la source de la législation de la Tora sur nos rapports avec les animaux, fait intervenir le mot sonaakha (« celui qui te hait »). Il est évident que tu dois aider ton ami à décharger son âne qui succombe sous sa charge, mais tu en as également le devoir s'il s'agit de l'âne de celui qui ne t'aime pas.

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MICHPATIM N°2

Lorsque tu achèteras un serviteur hébreu, il servira six années. (21, 2)



L'achat d'un serviteur hébreu dont il est question ici, nous apprend la Mekhilta, est la conséquence d'un vol. Si son auteur est hors d'état de restituer ce qu'il a pris, les tribunaux peuvent le faire vendre comme serviteur hébreu et employer sa valeur à l'indemnisation de sa victime.


Une question se pose : Pourquoi la Tora commence-t-elle l'exposé des lois civiles par un cas touchant au vol ? N'aurait-il pas été plus adéquat de débuter par des actes de bienfaisance, comme le prêt d'argent ou la garde bénévole de la propriété d'autrui ?

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MICHPATIM N°1

Et voici les lois que tu placeras devant eux. (21, 1)



Commentaire du Midrach (Chemoth Rabba 30, 1) : « Les lois que tu leur donnes seront causes de disputes, en raison desquelles ils se feront des procès, puis rétabliront la paix entre eux. » Que signifie exactement ce midrach ? Comment les lois peuvent-elles provoquer des querelles ?


Le Imerei Emeth ? Admor de Gour ?, a proposé l'explication suivante, que lui a inspirée un événement vécu :

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Haftara parachat chequalim

Haftara parachath Cheqalim ? La confiance règne

Le Temple de Jérusalem avait été laissé, pendant le règne d'Athalie, dans un état d'abandon et de délabrement complets. C'est pourquoi la première tâche à laquelle s'attela Joas, son successeur, fut de le rétablir dans sa splendeur d'antan. Pour assurer le financement des travaux de restauration, Joas employa successivement deux méthodes. La première fut un échec, la seconde un succès.

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Grande-Bretagne

Près de 250 agressions antisémites pendant l’Opération « Plomb durci » !

Le fait qu’un évêque anglais s’affiche comme « révisionniste », que des croix gammées aient été peintes à la station de métro de Golders Green à Londres avec aussi des tags badigeonnés sur les murs de la synagogue de Ramford n’a fait que confirmer cette recrudescence de l’antisémitisme outre-Manche…

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Michpatim : Sorciers et sorcières

Parachath Michpatim ? Sorcier et sorcière

Parmi les nombreuses lois énumérées dans la parachath Michpatim , il en est une qui paraît singulière, ou du moins anormalement rédigée : « Une sorcière, tu ne la laisseras pas vivre » ( Chemoth 22, 17). Pourquoi « une sorcière », et non « un sorcier » ?

La Tora tolérerait-elle la sorcellerie dès lors qu'elle serait pratiquée par un homme, et non par une femme ? Une première réponse à cette question est fournie par Rachi , citant Sanhédrin 67a : « Le texte s'applique aux hommes autant qu'aux femmes, mais il parle de ce qui est le plus courant, car c'est la sorcellerie féminine qui est la plus répandue. »

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Paracha Chequalim Rav Rozenberg



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La gélatine dans les bonbons

Depuis le temps que cela me tenait à cœur, je profite de cet excellent site pour apporter ma modeste contribution. Je suis persuadé que vous êtes très nombreux à vous être égosillés à en perdre la voix pour tenter de convaincre votre entourage que même dans les bonbons, il y a lieu de faire preuve de vigilance concernant la Kacherout. Bien évidement, les réponses sont bien souvent: "Mais non, tu divagues, qu'y a-t-il de pas Kacher dans les bonbons... c'est quoi la différence entre les bonbons éstampillés Kachers et ceux vendus en grande-surface, c'est les mêmes... tout ça c'est du business... etc."

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Zmiroth Chabat : Yah ribbon 'olam
Air Ashkenaze :Pour écoutez, cliquez ici
Air Sepharade de Jérusalem : Pour écoutez, cliquez ici
Air Braslav: Pour écoutez, cliquez ici
Air Ashkenaze Anglais : Pour écoutez, cliquez ici
Pour voir les autres articles sur les Zmiroth chabat, cliquez ici

Yah ribbon ?olam

Le chant Yah ribbon ?olam a été composé par rabbi Israël ben Moché Najara (1555-1625).

Né à Damas, il a été rabbin à Gaza, où il s'est révélé comme kabbaliste, comme commentateur biblique et comme poète.

Rappelons ici que Gaza a été au Moyen-âge le siège d'une importante communauté juive. Outre rabbi Najara, elle a accueilli rabbi Avraham Azoulay (1570-1643), auteur de l'ouvrage ?Héssed le-Avraham .

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Devinette : Deux jumeaux


Question :

Ruben et Siméon sont deux jumeaux, indiscutablement juifs.

Ils se sont mariés respectivement avec Rachel et Léa. Il n'y a aucune faille halakhique dans ces deux mariages. Il s'agit du premier (et unique) mariage de chacune de ces quatre personnes, et il n'y a  absolument aucun lien de famille entre Rachel et Léa, à part le fait évident  qu'elles deviennent belles-sœurs après leur mariage.

Pourtant si Ruben ou Siméon meurt sans enfant, il n' y aura ni yibboum ni ?halitsa entre le frère survivant et la veuve.

Pourquoi ?

Jacques Kohn

Réponse la semaine prochaine !!!

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Zman Chabbath

Heure d'hiver et entrée du Chabbath
Deux questions primordiales par le Rav Dov Lumbroso-Roth...
Question : Pendant la période où s'applique l'heure d'hiver, Chabbath commence très tôt. Comment calculer au plus juste l'heure de son entrée ?

Il est très important, en hiver, de quitter son travail et ses autres activités à l'heure voulue pour l'entrée du Chabbath.

Selon la halakha, nous devons allumer les lumières de Chabbath entre ce que l'on appelle pelag ha-min?ha et dix-huit minutes avant le coucher du soleil, ni avant ni après.

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Les 40 dernières interventions des Rabbanim...
La réponse avant la question Deux jumeaux
Tevilat Kelim pour un converti Bicarbonate de soude
Le prénom Gaëlle Mauvais œil
Chapeau ! Je voudrais faire la paix avec ma famille
Kidoush par un non Chomer-Chabatt Dieu possède-t-Il un corps ?
Haftarath parachath Cheqalim ? La restauration de Joas Parachath Michpatim ? Haine et hostilité
Rêve intriguant Faux ongles et mikve
Bar mitswa par intermittence Filets de poisson surgelé
"Excommunication" de Rav Shlomo Aviner ? Yi'houd chez le medecin, le psychologue ou autre
Haftarath parachath Yithro ? Le procès d'Isaïe Parachath Yithro ? La Tora et les autres peuples
Arômes alimentaires Chips toutes marques
Explication d'un rêve Bar mitswa par intermittence
Deux de la même espèce Testament avantageant un enfant
Haftarath Bechala?h ? Débora et Lapidoth Parachath Bechala?h ? La manne, nourriture pour les oiseaux
Le Tikoun Haklali Date du Yartseit
Nombre de mitsvot midéoraïta ? Parachath Waèra : Deux tétragrammes consécutifs ?
Que suis-je ? Les femmes prophètes
Je cherche mes origines Deuil
Haftarath parachath Bo ? Nabuchodonosor et Pharaon Parachath Bo ? Pendant le repas?
Questions sur la Queriah 300.000 Km/s est ce une vitesse limite ?
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Dieu possède-t-Il un corps ?
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Chabat Chalom
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29.01.2010

DE RAV PINTO - PARACHA HASHVOUA

 

PARaSHAT HASHAVOUA

Pour recevoir chaque vendredi un Dvar Torah sur la Parasha, écrivez-nous à sheelot@free.fr

 

quelques regards sur la Parasha de

Beshala’h – Tou Bi-Shvat

 

(A la fin de ces Divré Torah, vous trouverez un Dvar Torah sur Tou Bi-Shvat)

 

Ces Divré Torah sont dédiés à la Refoua Shelema – la guérison complète de mon épouse Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha, ainsi que pour la Refoua Shelema du Gaon et Tsaddik Rabbi Morde’haï Tsema’h Ben Mazal Tov (le Rav Morde’haï Eliyahou shalita), ainsi que pour la Refoua Shelema de l’enfant Yo’heved Mazal Bat ‘Hassiba (fille de Yéhouda et Eva ALLOUN), ainsi que pour la Refoua Shelema de Its’hak Ben ‘Aïsha, ainsi que pour la Refoua Shelema de I’hya Nathan Yossef Aharon Ben Déborah, ainsi que pour la Refoua Shelema de Yonathan Yehouda Ben Aviva, ainsi que pour la Refoua Shelema de Ora Bat Myriam (Boukobza), ainsi que pour ma propre Refoua Shelema David Avraham Ben Simi.

 

1. Sanctifier le Nom d’Hashem : « Ne vous battez pas, il y en aura pour tout le monde ! » (Inédit dans cette rubrique)

 

Moshé étendit son bras au-dessus de la mer. Hashem conduisit la mer par un vent d’Est puissant durant toute la nuit. Il mit la mer à sec et divisa les eaux. (Shémot 14-21)

 

Le Mé’am Lo’ez (page 318) rapporte au nom de la Guéméra Sota (36b et 37a), de la Méhilta, du Pirké Dé-Ra bbi Eli’ezer et du Midrash Sho’har Tov (chap.76 et 114) une divergence d’opinions entre Rabbi Méïr et Rabbi Yéhouda sur la dispute qu’il eut entre les Shévatim (les 12 tribus d’Israël) au moment d’entrer dans la mer.

Selon Rabbi Méïr, chaque tribu déclarait : « C’est moi qui me jetterai le premier à la mer ! »

Pendant qu’ils se disputaient, la tribu de Binyamin se jeta à la mer avant tout le monde. La tribu de Yéhouda leur jeta des pierres, mais chacun des deux mérita une bonne récompense. A quoi la chose est-elle comparable ? A un roi qui avait deux fils. Une nuit, Il demanda au plus jeune de le réveiller au lever du soleil, et au plus grand de le réveiller à midi. Au matin, le plus jeune alla pour réveiller son père dès le lever du soleil. Son frère arriva et lui dit : « Moi, j’ai reçu l’ordre de ne le réveiller qu’à midi ! » Le plus jeune lui répondit : « Quand à moi, il m’a ordonné de le réveiller dès le lever du soleil ! » Pendant qu’ils se disputaient, leur père se réveilla et leur dit : « Puisque chacun d’entre vous avait une bonne intention, en tenant à respecter ma volonté, vous aurez tous les deux une bonne récompense. »

Il en est de même pour la tribu de Binyamin et celle de Yéhouda.

Parce qu’il s’est jeté à la mer en premier, la tribu de Binyamin mérita que le Temple de Jérusalem siège sur son territoire. Parce que Yéhouda se disputa avec Binyamin pour entrer dans la mer en premier, les rois d’Israël sortiront de Yéhouda. Tout ceci est l’opinion de Rabbi Méïr.

Mais selon Rabbi Yéhouda, chaque tribu refusa d’entrer dans la mer en premier tant qu’une autre tribu n’y entrait pas. Na’hshon Ben ‘Aminadav - le prince de la tribu de Yéhouda - se jeta en premier. Il fut suivi par sa tribu, et ensuite toutes les tribus d’Israël en firent autant.

 

Le Mé’am Lo’ez cite une question du MAHARAM BEN ‘HABIB sur ce Midrash :

Selon l’interprétation de Rabbi Méïr, pourquoi chacune des tribus désira entrer dans la mer en premier ? S’agit-il de passer une porte que l’on ne peut passer à plusieurs au même moment ?! La mer est assez grande pour qu’ils s’y jettent tous en même temps ! De plus, pourquoi Binyamin se jette-t-il en premier ? Ne devait-il pas plutôt faire honneur à ses aînés ?!

 

En réalité, la réponse à toutes ces interrogations se trouve dans un verset antérieur (versets 15 et 16 du même chap.) dans lequel Hashem s’adresse à Moshé en lui disant :

« …Parle aux Béné Israël et qu’ils se mettent en route. Et toi, lève ton bâton, étends ton bras au dessus de la mer et divise-la, afin que les Béné Israël viennent dans la mer dans la terre sèche. »

 

On constate que les termes « Béné Israël » apparaissent deux fois dans ce verset, et il est certain que la deuxième fois peut sembler superflue, puisque les Béné Israël ont déjà été mentionnés au début du verset.

 

En fait, les membres de la tribu de Yéhouda interprétèrent le deuxième « Béné Israël » comme voulant signifier « les notables parmi les Béné Israël ». Ils se dirent qu’ils devaient pénétrer en premiers dans la mer, et ensuite le reste des tribus, car lorsqu’il s’agit de sanctifier le Nom d’Hashem, il est important que les plus grands montrent l’exemple, puisque leur mérite est plus grand. Hashem parla de façon voilée afin que chacun ramène les choses à lui-même. Or, chaque tribu possédait une supériorité sur l’autre. Réouven était l’aîné, Lévy était celui qui avait été choisi par Hashem pour servir dans le Temple, et ainsi de suite pour chacune des tribus. Ainsi, chacun pouvait s’imaginer être le plus important, et désirait accomplir la parole d’Hashem avec empressement. La deuxième fois où Hashem emploi les termes « Béné Israël » pouvait tout à fait signifier « les plus importants parmi les tribus ».

 

Mais la tribu de Binyamin comprit différemment la deuxième fois où sont employés les termes « Béné Israël ».

En effet, les termes « Béné Israël » signifient littéralement « les enfants d’Israël ». Or, Binyamin est né seulement après que l’ange modifia le nom de Ya’akov er lui ajouta « Israël », et nous constatons que tous les enfants de Ya’akov Avinou sont tous nés alors que leur père ne s’appelait que « Ya’akov », excepté Binyamin qui est né après que le nom d’Israël lui fut ajouté.

C’est pourquoi lorsque les membres de la tribu de Binyamin entendirent l’ordre d’Hashem que les « Béné Israël » viennent dans la mer dans la terre sèche », ils se dirent que ce message ne s’adressait qu’à eux, et ils se jetèrent à la mer avant tout le monde.

 

2. Chasser la monotonie dans les Mitsvot

 

Lorsque les Béné Israël ont vu les égyptiens périr dans la Mer Rouge, ils adressèrent un chant à Hashem, dans un esprit prophétique (la Shira ou le « Az Yashir Moshé… »).

 

Ensuite, il est écrit dans notre Parasha :

« Myriam la Prophétesse, sœur d’Aharaon, prit le tambourin dans sa main. Toutes les femmes sortirent après elle, avec des tambourins, et dans des danses. » (Shemot 15-20)

 

Ceci est très étonnant.

En effet, après le passage de la Mer Rouge, tous les Béné Israël - y compris les femmes - ont entonné un chant d’une grande glorification, pour Hashem.

Qu’est ce que Myriam désire-t-elle réaliser en organisant pour les femmes, de nouveau, des chants et des danses pour Hashem, alors que toutes les femmes venaient de prendre part aux chants avec l’ensemble de tout le peuple d’Israël ?

 

Nous pouvons également nous interroger sur la raison pour laquelle la Torah a trouvé important de s’étendre sur les détails des chants et des danses de Myriam avec les femmes. Qu’y avait-il dans les chants de Myriam et des femmes, qu’il n’y avait pas dans le chant de tout le peuple, pour que la Torah les cite en détail ?

 

Il reste aussi à éclaircir certains autres points, dans la Parasha du chant de Myriam.

En général, la Torah désigne Myriam uniquement par son prénom Myriam, sans le qualificatif de NEVIA (Prophétesse), alors qu’ici il est écrit « Myriam la prophétesse… »

En général, la Torah ne rattache pas forcément Myriam à son frère Aharon, alors qu’ici la Torah a pris soin de préciser « Myriam la prophétesse, soeur d’Aharon… »

Pourquoi ?

 

Il est enseigné dans la Me’hilta (Midrash) :

Une servante a pu voir sur la Mer Rouge, ce que même le prophète Ye’hezkel n’a vu dans sa grande prophétie.

C'est-à-dire, les images spirituelles qui ont été dévoilées aux Béné Israël, et même à leurs esclaves et leurs servantes, lors du passage de la Mer Rouge, sont plus grandes et plus extraordinaires, que toutes les visions qui sont apparues au prophète Ye’hezkel.

Le niveau spirituel qu’ont atteint les Béné Israël lors du passage de la Mer Rouge est donc très élevé, au point d’avoir la faculté de percevoir des images prophétiques.

Et c’est justement là que nous pouvons prendre conscience de la grandeur de Myriam.

En effet, lorsque les Béné Israël ont entonné leur chant lors du passage de la Mer Rouge, ils étaient tous sous l’effet de l’émotion des images qu’Hashem leur a dévoilées. Le chant et la joie se prêtaient donc à l’instant qu’ils étaient en train de vivre. Ils ne pouvaient que glorifier Hashem et le remercier du plus profond de leur cœur. Grâce à tout cela, l’esprit prophétique a résidé sur eux à cet instant.

Par contre, Myriam est celle qui a réussi à mener les filles d’Israël à un nouveau degré de prophétie, quelques instants après le miracle de l’ouverture de la Mer Rouge, lorsque l’effet des images et des apparitions prophétiques s’était légèrement estompé. Malgré tout, Myriam vient et prend le tambourin afin d’innover un goût, et elle réussit à éveiller chez les autres filles d’Israël, un sentiment de reconnaissance et l’envie de chanter à nouveau pour Hashem, au point où elles ont toutes entonné des chants, et l’esprit prophétique a de nouveau résidé sur elles.

 

C’est pour cela que la Torah attache une importance particulière au chant de Myriam, puisqu’elle est celle qui a réussi à élever de nouveau les filles d’Israël au niveau de prophétie, alors que les effets du Miracle de l’ouverture de la Mer Rouge commençaient à s’estomper.

C’est la raison pour laquelle Myriam est nommée ici « Myriam la Prophétesse », car elle a su porter les filles d’Israël au niveau de la Prophétie, bien qu’elles n’en avaient pas la prédisposition du point de vue du moment.

De même, la Torah la rattache à son frère Aharon, car nous savons que toute la grandeur d’Aharon Ha-Cohen réside dans le fait de réaliser des actes au quotidien, avec toujours le même élan, avec toujours la même spontanéité, avec toujours le même engouement pour les Mitsvot. Aharon allume tous les jours les Nerot de la Menorah dans le Beit Hamikdash, et il le fait à chaque fois comme si c’était le premier jour, avec la même joie de servir Hashem.

De la même façon, Myriam a réussi à stimuler chez les filles d’Israël, le sentiment de chanter et de glorifier Hashem, bien que ce sentiment s’était atténué.

 

Nous pouvons nous aussi exploiter l’attitude de Myriam pour notre vie de tous les jours.

Si l’on ne préserve pas une certaine « fraîcheur » dans l’accomplissement de chaque acte de Mitsva, nous ne pourrons pas accomplir les Mitsvot d’Hashem correctement.

Il suffit d’introduire dans chaque Mitsva, un peu plus « d’ingrédients », et nous pourrons alors retrouver son goût si agréable, et avancer dans le service d’Hashem.

 

Pour exemples :

 

La Prière

Si on est très vigilant chaque jour à prier correctement et avec toutes les pensées précises requises pour la Tefila devant Hashem, il est certain qu’avec le temps, cette qualité de prière est susceptible de disparaître pour chacun d’entre nous, car il est très difficile à l’être humain d’exécuter un acte au quotidien, avec la même qualité qu’au premier jour. Mais si par contre, on introduit dans notre prière quotidienne, des demandes et requêtes personnelles, et que l’on organise sa prière quotidienne de façon correcte, il est certain que les choses atteindront le cœur, et que la prière prendra un nouveau goût, et de ce fait, on se renforcera sérieusement sur la notion de prier.

 

Le relationnel

Même si toute personne qui craint Hashem, veille à se comporter correctement envers son épouse, il est certain que si l’on n’introduit pas un « renouveau » dans le couple, les choses vont entraîner le dégoût entre les conjoints. C’est pour cela qu’il faut veiller à offrir de temps en temps quelques cadeaux, selon le tempérament de chaque femme, afin de réjouir son cœur.

 

Les repas de Shabbat

Si l’on s’assoit à table chaque Shabbat, en se contentant de manger les mêmes plats, en ayant toujours les mêmes conversations futiles, c’est le signe que le respect que l’on doit à la sainteté du Shabbat, n’a pas une grande importance pour nous. Par contre, si l’on veille à innover quelque chose chaque Shabbat, à étudier un sujet régulier pour l’un des 3 repas de Shabbat, entouré des membres de la famille, en achetant un aliment particulier pour honorer un autre des 3 repas de Shabbat, en agissant ainsi, on verra qu’un nouveau goût – un goût spirituel – entre dans chaque Mitsva. Par cela, nous serons protégés par le mérite de Myriam la Prophétesse, sœur d’Aharon, celle qui représente « la Mère du renouveau » dans le service d’Hashem.

 

3. La Mann : le juste milieu

 

Hashem dit à Moshé : « Je vais vous faire pleuvoir du pain depuis le ciel. Le peuple devra sortir et ramasser chaque jour la quantité suffisante au jour, ceci afin de le mettre à l’épreuve, pour voir s’il marchera selon ma Torah ou non. » (Shemot 16-4)

 

Le Gaon Rabbi Avraham M. PATAL Ha-LEVI z.ts.l rapporte – dans son livre Vayomer Avraham sur Beshala’h – au nom de commentateurs, que la Mann représentait une double épreuve pour les Béné Israël vis-à-vis de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot.

 

En effet, il est enseigné dans la Guemara ‘Erouvin (41b) : les difficultés de la pauvreté font perdre à l’individu la reconnaissance de lui-même, ainsi que celle de son Créateur.

Ce qui signifie que les difficultés matérielles peuvent causer à l’individu – même le plus élevé spirituellement - une perte totale de la croyance en lui-même, et aussi toute sa croyance en Hashem. Comment peut-on s’adonner à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot en ayant en permanence l’esprit préoccupé par le souci de savoir comment se nourrir et se vêtir ?!

 

D’autre part, le roi Salomon enseigne dans le livre de Mishlé (30-8) :

« Ne me donne pas la richesse, fournis-moi mon pain en quantité régulière. »

Ce qui démontre une nécessité à ne pas obtenir plus que ce que l’on a besoin.

Le fait d’obtenir des faveurs matérielles qui ne sont pas indispensables aux exigences de la vie de chacun ne peut qu’engendrer chez l’individu une paresse dans son évolution spirituelle et dans son désir de pratiquer les Mitsvot.

 

Nous voyons donc que ces deux situations font aboutir l’individu au même déplorable résultat : son éloignement de la Torah.

 

La Mann représente une véritable protection contre ces deux situations extrêmes que sont la pauvreté et le superflu.

Hashem – voulant absolument que les Béné Israël n’aient pas la moindre raison de ne pas s’adonner à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot, ni du fait de la pauvreté ni du fait de l’opulence – leur offrit la Mann en quantité correspondant de façon extrêmement précise aux réels besoins de chaque individu du peuple d’Israël.

Grâce à cela, les Béné Israël ne peuvent pas rencontrer la moindre incommodité ni le moindre dérangement matériel et peuvent librement se consacrer à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot.

 

Dans de telles conditions aussi confortables et protectrices, si les Béné Israël ne se consacrent toujours pas à la Torah et aux Mitsvot, ils ne peuvent plus argumenter quoi que ce soit pour leur défense, puisqu’ils n’ont plus la moindre difficulté qui les empêche d’étudier et de pratiquer la Torah.

 

Ceci correspond à l’enseignement de nos maîtres (Me’hilta DeRabbi Ishma’el Beshala’h) :

La Torah n’a été donnée à commenter qu’aux consommateurs de la Mann. Comment ? L’homme est assis et étudie la Torah, sans se soucier qui lui donne à manger, qui lui donne à boire, qui lui fournit les vêtements et qui le couvre.

 

Nous constatons de cet enseignement que la Torah ne peut être « donnée » qu’à celui qui consomme la Mann, c'est-à-dire, celui qui vit matériellement de façon « précise », sans manques ni superflue.

 

4. Le dirigeant est à l’image du peuple

 

‘Amalek arriva et fit la guerre à Israël à Refidim. Hashem dit à Yehoshoua’ : choisis-nous des hommes et sort en guerre contre ‘Amalek. Demain je me tiendrais au sommet de la colline avec le bâton d’Hashem dans ma main. Yehoshoua s’exécuta… Lorsque Moshé Rabbenou levait les bras, Israël remportait la bataille, et lorsqu’il les rabaissait, c’est ’Amalek qui remportait. (Shemot 17-8 à 11)

 

il est enseigné dans la Guemara Rosh Ha-Shana (29a) :

Est-ce que les bras de Moshé Rabbenou faisaient-ils la guerre ou bien la perdaient-ils ? En réalité, tant qu’Israël regardait vers le haut et asservissait leurs cœurs à Hashem, ils remportaient la bataille, sinon ils la perdaient.

 

Si les bras de Moshé Rabbenou entraînaient la victoire d’Israël, pourquoi les rabaissait-il ?

 

L’auteur du Sefat Emet explique qu’en réalité lorsque les Béné Israël tournaient leurs cœurs vers Hashem, les bras de Moshé « gagnaient » (il faut donc comprendre que les termes « ils remportaient la bataille » employés par le Midrash cité plus haut, se référent non pas à Israël, mais aux bras de Moshé) et restaient dressés. Mais quand Israël détournait leurs cœurs d’Hashem, les bras de Moshé Rabbenou s’affaiblissaient et retombaient.

 

C’est la motivation et le repentir sincère du peuple, qui donne toute sa force à son dirigeant. C’est grâce à cela qu’il pourra agir et œuvrer pour la victoire et la délivrance de son peuple.

 

5. Tou Bishvat – Les Parents et les Enfants

 

Le jour de Tou Bishvat représente le Rosh Hashana – le Nouvel An des arbres.

A Shavou’ot, Hashem juge quelle quantité de fruits va pousser dans le monde durant l’année, et quelle qualité vont-ils avoir.

 

Pourtant, nous constatons des usages contraires.

En effet, à Tou Bishvat où nous devrions normalement nous occuper des arbres, nous nous occupons de fruits en les consommant ce jour-là. A Shavou’ot où nous devrions normalement nous occuper des fruits, nous nous occupons des arbres en décorant ce jour-là nos synagogues de feuillages et de branchages divers.

 

L’ADMOUR de Satmar, Rabbi Yoël TEITELBUM z.ts.l explique que les arbres représentent les parents, alors que les fruits représentent les enfants.

 

A Tou Bishvat, les arbres, autrement dit, les parents passent en jugement.

Afin de déterminer s’ils ont rempli leur rôle de parents, nous devons examiner les enfants. Nous devons vérifier s’ils marchent dans le chemin de la Torah et les Mitsvot, s’ils ont reçu une bonne éducation.

C’est pour cela que le jour de Tou Bishvat, nous nous occupons de fruits, autrement dit, des enfants. C’est le meilleur moyen d’examiner les arbres, autrement dit, les parents !

 

A Shavou’ot, c’est les fruits autrement dit, les enfants qui nécessitent un examen.

On vérifie s’ils ont rempli leur devoir envers leurs parents. S’ils ont fait en sorte que leurs parents ne manquent de rien, s’ils se sont occupés de leurs parents comme il se doit. Le meilleur moyen de le savoir, c’est de vérifier l’état des parents !

C’est pour cela qu’à Shavou’ot nous nous occupons d’arbres en utilisant leurs branches pour décorer nos synagogues.

Shabbat Shalom

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5770

sheelot@free.fr

 

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